Cher lecteur, chère lectrice,

Depuis mon retour de vacances fin juillet, je me sentais anormalement fatigué, et même un peu mou. Sans doute, la nécessaire période de réadaptation avant la rentrée. Surtout, je dormais mal et j’étais occasionnellement victime de crampes, ce qui d’ordinaire ne m’arrive qu’après les matches de tennis un peu trop animés.

Sans vouloir dramatiser, j’ai quand même pris l’avis de mon médecin. Il m’a laissé entendre une plausible explication à laquelle je n’avais jamais songé. Il m’a dit qu’au retour des vacances, je pouvais très bien me retrouver en état de déséquilibre, voire d’insuffisance en vitamines et minéraux, principalement à cause du changement de rythme et de lieu de vie, et surtout d’alimentation pendant l’été.

Pour appuyer son hypothèse, il m’a dit que trois Français sur quatre manquent de magnésium et qu’un nombre considérable de nos compatriotes manquent soit de fer, soit de calcium, soit de vitamine D, soit d’acide folique… Cette liste est d’ailleurs loin d’être exhaustive puisqu’on dénombre pas moins de 13 vitamines essentielles et 7 minéraux majeurs.

Tous les adultes devraient prendre une multivitamine par jour !

La fin de son argumentation a fini par emporter mon adhésion : « Vous savez, par principe de précaution, tous les adultes devraient prendre une multivitamine par jour. C’est ce que je fais depuis plus de 10 ans ! »

Dès le lendemain de ma visite, j’ai commencé à prendre religieusement mon complément minéro-vitaminique quotidien – le même que mon médecin :)). Et surprise : en trois semaines, j’ai tout récupéré à la fois : sommeil, dynamisme, sourire et bonne humeur. De là à y voir un rapport de causalité…

Peut-être que vous aussi, vous souffrez parfois de symptômes diffus, qui vous empoisonnent l’existence sans pour autant vous conduire chez le médecin ? Vous vous sentez fatigué sans raison, votre humeur est capricieuse, vous avez des crampes ? C’est peut-être parce que vous manquez de certains micronutriments (vitamines, minéraux et oligo-éléments), comme une grande partie de la population des pays occidentaux.

J’entends fuser quelques réponses. Les uns reconnaissent : « je sais que je ne mange pas bien, je suis probablement carencé ». Mais d’autres objectent : « je fais attention à ce que je mange, il n’y a aucune raison que je manque de quoi que ce soit ».

Si les carences, ou au moins les insuffisances nutritionnelles semblent évidentes pour ceux qui se nourrissent de manière déséquilibrées et consomment peu d’aliments frais, elles ne le sont pas pour ceux qui s’efforcent de manger sainement. Pourtant, depuis une trentaine d’années, toutes les études montrent qu’une grande partie de la population occidentale présente des carences en micronutriments : vitamines, minéraux et/ou oligo-éléments.

Et si vous en faisiez partie, vous aussi ?

Tous les Français manquent-ils de vitamines et de minéraux ?

Depuis les années 1980, plusieurs grandes études ont été menées pour vérifier l’état nutritionnel des Français. De très larges échantillons de population ont été suivis pendant plusieurs années, afin d’évaluer leur statut nutritionnel. Les plus récentes confirment les résultats des plus anciennes : globalement, on estime que 3 Français sur 4 souffrent d’insuffisance nutritionnelle, et 15% de la population présentent une véritable carence. Comment est-ce possible dans un pays où l’alimentation est abondante et variée ?

L’étude SU.VI.MAX, par exemple, a suivi depuis 1994 plus de 13.000 personnes (5000 hommes et 8000 femmes), séparé en deux groupes : l’un à qui l’on a donné un complexe de micronutriments ; l’autre qui a pris un simple placebo. Pendant la durée de l’étude, ils ont continué à manger comme à leur habitude. Au bout de huit ans, les premiers résultats sont tombés : notre alimentation ne suffit pas à couvrir nos besoins nutritionnels. Des résultats confirmés par l’étude de Bourgogne et celle du Val-de-Marne, entre autres (voir l’article).

Difficile de croire que 75% des Français mangent suffisamment mal pour souffrir de telles insuffisances. L’origine du phénomène se situe donc ailleurs.

Les vraies raisons des carences alimentaires

« Les aliments ont plus changé en 50 ans qu’en 50 siècles » affirme volontiers le Dr Yann Rougier (voir interview ci-dessous). Si, au début du siècle dernier, le simple fait d’avoir une alimentation équilibrée suffisait à couvrir tous nos besoins, il n’en est plus de même aujourd’hui.

La question se pose : pourquoi ? Les changements qui ont conduit à la situation actuelle se situent d’abord dans la qualité des aliments eux-mêmes.

Nous consommons de plus en plus d’aliments industrialisés. Les plats cuisinés sont riches en graisses et en sucre, mais fort peu en vitamines, minéraux et oligo-éléments. Certains produits, comme le riz ou les pâtes, sont en outre précuits ce qui affecte leur composition. Les innombrables additifs (colorants, agents de texture et de saveur…) contribuent à diminuer encore leur contenu nutritionnel.

Même les aliments frais ne le sont pas toujours vraiment. On trouve dans les rayons des fruits et légumes prélavés et prédécoupés. Certains sont bombardés de rayons afin d’allonger leur durée de conservations (ionisation). Autant de traitements qui modifient leur teneur en nutriments.

Quant aux fruits et légumes, ils poussent dans des sols souvent « lavés » par l’agriculture intensive, ce qui les appauvrit en nutriments. Résultat : ils en contiennent de moins en moins.

Dans le même temps, nos besoins en micronutriments ne cessent d’augmenter à cause des modifications de nos conditions de vie.

Pour faire face au stress, notre organisme en consomme davantage, notamment le magnésium et la vitamine C. Alors même que les situations de tension accélèrent l’élimination urinaire des micronutriments hydrosolubles (voir l’article).
La pollution, à laquelle personne n’échappe même en milieu rural, perturbe notre capacité à synthétiser la vitamine D et augmente nos besoins en nutriments anti-oxydants.

S’ajoutent à cela de nombreuses situations qui intensifient nos besoins : sport intensif, tabagisme, grossesse, troubles digestifs chroniques, traitements médicamenteux au long cours… Sans parler de l’âge qui les augmente aussi.

A l’arrivée, la baisse du contenu nutritionnel des aliments et l’augmentation de nos besoins se conjuguent pour creuser le lit de nos déficits, même lorsqu’on pense se nourrir correctement.

Carences ou insuffisances ?

Cette situation, à laquelle bien peu de personnes échappent, grignote peu à peu nos réserves nutritionnelles et diminue régulièrement nos apports. Pourtant, les véritables carences restent assez rares dans notre société. Un exemple : le scorbut, provoqué par un manque criant de vitamine C, a quasiment disparu. Cela n’empêche pas une grande partie de la population de manquer de vitamine C. On parle alors d’insuffisance. Les symptômes qui apparaissent sont moins graves en apparence, mais ils sont beaucoup plus insidieux : fatigue, infections à répétition… Ce qui les rend plus difficile à cerner. D’autant que souvent, plusieurs déficits différents cohabitent, ce qui retarde encore davantage l’identification de l’origine des troubles.

Quelques signaux d’alerte assez banals peuvent tout de même vous mettre sur la voie.

  • Une peau et des cheveux anormalement secs indiquent que vous manquez de vitamines du groupe B (notamment la B8) et de vitamine E.
  • Des fissures aux commissures des lèvres signalent souvent un déficit en minéraux (fer, zinc…) et en vitamines du groupe B.
  • Des éruptions de petits boutons, notamment sur le visage, les bras et les jambes, révèlent un déficit en vitamines A et D.
  • Des fourmis dans les mains ou les jambes, voire des crampes récurrentes, mettent en lumière une insuffisance de magnésium et de vitamines du groupe B.
  • Une fatigue qui ne cède pas au repos indique que vous manquez probablement de vitamine C, de fer et/ou de magnésium.
  • Des altérations de l’humeur (déprime, colère, angoisse diffuse…), sans cause identifiable, montrent que vous manquez sans doute de magnésium, mais aussi de zinc et de lithium.
  • Des troubles de la mémoire et de la concentration laissent également penser que vous n’absorbez pas assez de vitamines du groupe B (notamment la B12).

Une solution : la supplémentation !

Ainsi posée, la situation semble déprimante. A quoi bon faire des efforts pour suivre les conseils nutritionnels omniprésents dans les médias, si c’est pour souffrir quand même d’insuffisances ?

Ne vous y trompez pas : une alimentation saine, fraîche, variée et équilibrée reste la base des apports nutritionnels. Mais il est bon de les compléter en prenant régulièrement un supplément nutritionnel. Si vous vous nourrissez mal, les compléments alimentaires ne suffiront pas à vous protéger contre les problèmes liés aux insuffisances.

Le Pr Walter Willet, directeur Département de nutrition de l’Université de Harvard, aux Etats-Unis, recommande à tous ses patients de prendre des compléments multivitaminés. Une étude récente a même montré que 9 médecins américains sur 10 prennent eux-mêmes, chaque jour, un complément alimentaire de ce type. Pourquoi ne pas suivre leur exemple ?

D’autant que depuis quelques années, les laboratoires font des efforts importants pour améliorer la qualité de ces produits. C’est notamment le cas de la biotechnologie ACE, qui optimise la manière dont votre organisme utilisera les micronutriments contenus dans les compléments (on parle de biodisponibilité). Ainsi, même dans les formules complexes associant vitamines, minéraux et plantes, chaque composant peut être assimilé de manière optimale, sans risque d’interférence.

Trois questions au Dr Yann Rougier, expert en neuronutrition

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Tous les compléments alimentaires se valent-ils ?

Dr Rougier : L’espace européen, et particulièrement la France, sont parmi les zones les plus sûres en ce qui concerne la qualité sanitaire des compléments alimentaires. Les contrôles assurent la pureté des ingrédients et l’absence de toute bactérie ou substance toxique. Mais ils ne concernent pas la qualité de formulation ni celle des principes actifs eux-mêmes. C’est pourquoi il vaut mieux choisir des produits dont les notices indiquent l’origine des composants et surtout leur dosage précis, très variable d’une marque à l’autre. Il vaut mieux également privilégier les produits sous blister, car les pots de produits « en vrac » font courir davantage de risque de contamination par contact. Enfin, lorsque les compléments alimentaires renferment des plantes, il faut vérifier la partie utilisée. Selon qu’il s’agit des feuilles, de la racine ou des fleurs, les principes actifs peuvent être différents et surtout plus ou moins abondants.Reste la technologie développée par le laboratoire. La législation supervise les ingrédients (qualité, origine…), mais pas la cohérence de la préparation. Il faut privilégier les produits commercialisés par un labo qui dispose d’un comité scientifique réunissant pharmaciens et médecins, capable de mettre au point des formules permettant aux différents composants d’agir en synergie. Enfin, la biodisponibilité doit être assurée, grâce à des ingrédients qui favorisent le transport des principes actifs dans l’organisme et leur délivrance au cœur des cellules.

 

Comment choisir un complément alimentaire adapté ?

Dr Rougier : Disons-le tout de suite : les compléments alimentaires ne guérissent pas les maladies avérées. Ils répondent à des problèmes de mal-être (minceur, sommeil, fatigue, mémoire, articulations…) ou accompagnent les traitements médicaux en cas de pathologie. Les compléments alimentaires sont une réponse d’époque à des problèmes liés aux carences nutritionnelles, aux pollutions et/ou au stress. Cela posé, la plupart des produits sur le marché disposent d’une indication précise qui permet de les choisir en toute simplicité. En cas de doute, demandez conseil à un médecin, un pharmacien, un nutritionniste ou un naturopathe. Les laboratoires les plus sérieux disposent généralement un site sur lequel ils exposent leurs produits, en expliquant leurs bienfaits, leur mode d’action et leurs indications.

A quel rythme prendre ces produits ?

Dr Rougier : En cas de carence avérée, les compléments alimentaires se prennent d’abord en cure de trois mois. Une fois que l’organisme est rechargé, ou lorsque les troubles relèvent d’une simple insuffisance nutritionnelle, contentez-vous d’une cure de trois semaines par trimestre, à chaque changement de saison (une semaine avant le solstice ou l’équinoxe et deux semaines après). Passés 45 ans, accélérez le rythme : une cure de trois semaines tous les deux mois. Après 65 ans, vous pouvez même passer à trois semaines par mois. Dans tous les cas, pendant la période où vous ne prendrez plus de complément alimentaire, votre organisme retrouvera sa faculté de puiser lui-même dans votre alimentation les nutriments dont il a besoin.

Une bonne santé le plus longtemps possible !

Une chose est sûre : l’association d’une alimentation saine et d’une supplémentation de qualité est la seule solution permettant de rétablir des apports nutritionnels suffisants pour vous maintenir en bonne santé le plus longtemps possible ! C’est le moment de vous y mettre.
Vous n’êtes pas encore convaincu ? Si vous désirez en savoir plus sur les insuffisances nutritionnelles et la manière de les éviter, consultez le replay de notre dernier Webinaire avec le Dr Rougier sur le thème : Les Français manquent-ils vraiment de vitamines et de minéraux ? du 27/09/16.

Bien à vous,
Philippe Monteiro Da Rocha
PS : Les produits que nous recommandons sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d’ingrédients et de qualité de fabrication.

Webinaires ACTInutrition

Voir le webinaire : Les Français sont-ils vraiment en insuffisance de vitamines et minéraux ?

>> Retrouvez tous nos webinaires : Les Webinaires en direct d’ACTInutrition

Pour en savoir plus

L’étude Nutrinet-santé :
http://www.etude-nutrinet-sante.fr
Les vraies leçons de SUVIMAX :
http://www.lanutrition.fr/Les-vraies-leçons-de-SUVIMAX-a-731.html
– Quelques chiffres qui donnent à réfléchir sur les carences et insuffisances en micronutriments
– Vitamines, minéraux ou oligo-éléments ?


Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

6 commentaires

  1. Merci pour cette première newsletter très intéressante qui montre bien le paradoxe nutritionnel occidental avec d’un côté un excès de macronutriments et de l’autre une carence en micronutriments.
    Pour ceux qui aurait raté le webinaire sur les vitamines et les minéraux avec le Dr Rougier, vous pouvez visionner le replay ici :

    Aimé par 1 personne

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