Cher lecteur, chère lectrice,

Je vous écris car il m’est arrivé une expérience étonnante que j’avais envie de vous faire partager. Je me suis dit que cela vous intéresserait peut-être et même que cela pourrait vous servir un jour !

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, la saison hivernale a très mal commencé sur le plan physique. J’ai dû supporter un torticolis violent et persistant qui m’a obligé à évoluer la tête penchée sur la gauche pendant près d’une semaine. Un exercice particulièrement désagréable je vous l’assure. Puis la douleur musculaire s’est estompée avant de disparaître d’elle-même, sans aucun traitement, comme elle était venue. Bon voyage et surtout bon débarras.

Après un jour de répit bien mérité (curieusement le jour de Noël), voilà que je me réveille avec une nouvelle douleur plus terrible encore, cette fois localisée au niveau de la main et des doigts. J’étais comme paralysé de la main droite, je n’arrivais plus à l’utiliser pour quoi que ce soit : manger, me brosser les dents, conduire. Et mes doigts avaient gonflé. Ils s’étaient quelque peu déformés, esquissant une légère forme crochue un peu comme des griffes. Les amateurs de loup-garous apprécieront !

Pris au dépourvu par ce phénomène étrange, j’ai supporté le mal une journée entière mais, après une nuit particulièrement pénible, j’ai filé chez le médecin qui a rapidement évoqué la possibilité d’une arthrose digitale, potentiellement déclenchée par les terribles conditions météo.  Stupéfait, je lui ai alors rétorqué : « l’arthrose, mais je n’ai même pas 50 ans ! » Pourtant, il a vu juste….

L’arthrose, 2ème cause de consultations en France

Et oui, l’hiver est là. La vague de froid et d’humidité qui l’accompagne réveille les douleurs articulaires. On se sent rouillé dès le matin, au réveil, et les mouvements sont plus ou moins douloureux tout au long de la journée. Du coup, on fuit l’exercice physique et on limite ses gestes à l’essentiel pour échapper à l’inconfort. En attendant que ça passe…

Dans la grande majorité des cas, c’est l’arthrose qui est à l’origine de ces symptômes désagréables, voire invalidants. C’est un trouble très répandu. L’arthrose constitue la deuxième cause de consultations chez les médecins généralistes et plus de 9 millions de personnes sont concernées en France.

Face à ces douleurs récurrentes, on se sent souvent démuni. On se dit : « c’est l’âge, je n’y peux rien, je vais devoir vivre avec ». C’est vrai, l’arthrose touche en majorité les personnes ayant dépassé 60 ans (parfois même 40 ans). C’est une atteinte dégénérative des tissus articulaires, ce qui explique la relation entre arthrose et âge.

Mais cette vision est très réductrice. D’abord, parce que l’arthrose peut toucher des sujets plus jeunes, notamment après une atteinte articulaire accidentelle : un accident de la circulation ayant entraîné le « coup du lapin », par exemple, peut provoquer de l’arthrose cervicale chez de jeunes adultes. Ensuite, parce que malgré l’effet indéniable des années, l’arthrose n’est pas une fatalité.

Enfin, il ne faut pas oublier que toutes les douleurs articulaires ne sont pas dues à l’arthrose. Elles sont parfois occasionnées par des phénomènes inflammatoires. On parle alors d’arthrite. Les tissus articulaires ne sont pas forcément abîmés, mais ils sont sujets à une inflammation douloureuse le plus souvent liée au terrain individuel. C’est une dégradation non pas des tissus, mais des processus biologiques. L’acidité des tissus joue aussi un rôle important dans ce type de douleur.

Enfin, il arrive que les douleurs ressenties au niveau des articulations ne soient liées à aucun phénomène local. C’est une « souffrance » du système neuro-émotionnel et neuro-hormonal qui produit alors des messages douloureux, en dehors de toute altération tissulaire ou biologique. C’est le cas notamment dans la fibromyalgie (nous aborderons ce sujet plus en détail dans une prochaine newsletter).

L’articulation : un dispositif très performant

Notre corps possède environ 400 articulations. Ces dispositifs délicats, et pourtant extrêmement performants, nous permettent de bouger et d’effectuer tous les mouvements du quotidien.


kneeImaginez deux os dont les extrémités se frôlent. Pour qu’ils puissent se déplacer sans frotter l’un sur l’autre ni se cogner, chaque extrémité est tapissée d’un tissu souple, le cartilage. Première protection. Pour améliorer le système, la nature a prévu un dispositif supplémentaire : un liquide lubrifiant circule entre les deux extrémités osseuses, la synovie. L’ensemble est enveloppé dans une membrane fibreuse, la capsule.

Enfin, un ensemble de « haubans » maintient les os ensemble. Ce sont les ligaments, des bandes fibreuses extrêmement résistantes. Il ne reste plus qu’à faire bouger les os. C’est le rôle des muscles, bien sûr, qui sont fixés aux os par d’autres bandes fibreuses, les tendons.

Prenons un exemple : vous avez décidé d’aller au cinéma avec un(e) ami(e). Vous vous levez illico du canapé où vous étiez en train de feuilleter un magazine, vous filez dans votre chambre pour vous habiller, vous faites un détour par la salle de bains pour vérifier que vous êtes présentable, puis vous fermez votre porte à double tour. Vous vous dirigez vers l’arrêt de bus, mais celui-ci arrive et vous risquez de le rater. Vous courrez quelques mètres. Ouf ! Vous réussissez à y grimper de justesse…

Ce scénario banal a sollicité la majeure partie des articulations de votre corps : celles de vos pieds, vos chevilles, vos genoux, vos hanches, mais aussi vos doigts, vos poignets, vos coudes, votre colonne vertébrale (lorsque vous vous êtes baissé pour lacer vos chaussures)… Il en est de même à longueur de journée. Il n’y pas un seul mouvement qui n’implique pas une ou plusieurs articulations.

On comprend aisément que ces mécanismes, pour solides et efficaces qu’ils soient, puissent être affectés par les années, mais aussi par notre hygiène de vie quotidienne.

 

L’arthrose : un symptôme local, une approche globale

Les douleurs articulaires liées à l’arthrose sont locales. Les articulations les plus touchées sont la hanche, le genou, le pouce, les vertèbres cervicales… Cependant, n’importe quelle articulation peut être atteinte.

Ces douleurs sont liées à une dégénérescence des tissus. D’où leur nom : en médecine, les termes en « ose » désignent un état dégénératif, alors que les termes en « ite » indiquent une inflammation. Lorsque le cartilage s’use et que la synovie se raréfie, cela implique forcément des « frottements » mécaniques qui créent des douleurs. En plus, la dégénérescence tissulaire se double d’une moins bonne vascularisation, qui amplifie encore le problème car les tissus déjà atteints sont de moins en moins bien nourris. Enfin, les altérations tissulaires finissent par provoquer une inflammation locale qui intensifie la douleur.

A ces sensations douloureuses émanant d’un lieu précis du corps, on serait tenté d’opposer des traitements tout aussi localisés. Erreur : c’est de manière globale que vous pourrez lutter le plus efficacement. Car les douleurs articulaires impliquent l’organisme tout entier.

L’alimentation y joue un rôle important, mais aussi la détox  (pour nettoyer les articulations, voir ce webinaire), ainsi que le stress et les émotions (voir interview du Dr Rougier, ci-dessous). S’ajoutent à cela des  petits gestes quotidiens qui permettent d’améliorer le confort : apprendre à éviter certains mouvements et à en adopter d’autres, mieux adaptés à la physiologie du corps ; maintenir une activité physique raisonnable… Sans oublier les traitements d’appoint naturels, qui sont d’une grande efficacité et n’ont pas les effets secondaires des traitements médicamenteux (même si ceux-ci peuvent s’avérer utiles dans certains cas).

 

Tout commence dans l’assiette

C’est chaque jour, à coup de fourchette, que vous pouvez prolonger la qualité de vos tissus articulaires. Comme tous les autres, ils se renouvellent en permanence. Une alimentation de qualité permet de leur apporter tous les nutriments dont ils ont besoin pour assurer ce délicat travail.

C’est aussi par l’alimentation que vous pouvez limiter l’action des radicaux libres qui accélèrent le vieillissement cellulaire. Enfin, l’acidification de notre milieu intérieur (liée notamment à la surconsommation de sucre et de viande) crée des états inflammatoires latents qui intensifient les douleurs.

Voici quelques règles alimentaires simples qui peuvent protéger vos articulations contre tous ces ennemis sournois et silencieux.

  • Limitez votre consommation de sucre, de céréales raffinées et de viande. Tous ces aliments sont très acidifiants. En plus, le sucre et les céréales raffinées favorisent la prise de poids, ce qui est néfaste aux articulations, notamment celles du bas du corps (surtout les genoux) qui supportent le poids de tout l’organisme. Enfin, la digestion et l’assimilation de la viande (surtout la viande rouge) produisent des déchets acides qui favorisent les crises douloureuses.
    • En pratique : évitez le sucre blanc, les sucreries, les sodas, les viennoiseries et pâtisseries industrielles. Pour sucrer vos boissons chaudes ou vos yaourts, préférez le miel ou le sirop d’agave.
      Limitez la viande rouge à deux fois par semaine (si vous l’aimez vraiment). Le reste du temps, mangez plutôt de la volaille de bonne qualité, du poisson, des coquillages et des crustacés. En plus, les produits de la mer constituent une excellente source de minéraux et d’acides gras essentiels.
      Enfin, préférez le pain complet ou semi-complet (de préférence au levain), moins acidifiant. De même pour les pâtes et le riz.
  • Consommez suffisamment d’Omega 3. Ces acides gras essentiels (composant des matières grasses) sont essentiels à la qualité et au renouvellement du cartilage, ainsi qu’à la perméabilité de ses parois cellulaires. Or, celle-ci est indispensable aux échanges entre les cellules.
    Lorsque les parois manquent d’Omega 3, elles se rigidifient, ce qui nuit à la souplesse du cartilage. Sans oublier que les Omega 3 ont un effet naturellement anti-inflammatoire.

    • En pratique : vous les trouverez dans les huiles végétales de première pression à froid (olive, noix, soja, colza, noisette, sésame, carthame…). Utilisez-les crues, après la cuisson (pour cuisiner, employez de préférence l’huile d’olive ou de colza, dont les acides gras sont moins fragiles).
      Pensez aussi aux poissons gras (saumon, sardine, maquereau…), aux fruits secs oléagineux (noix, amandes…) et aux avocats.

 

  • Misez sur les fruits et légumes frais. Ils cumulent les avantages. Ce sont de bonnes sources de micronutriments : vitamines et minéraux. Or, nos articulations en ont un besoin permanent (calcium, magnésium, phosphore, sélénium, zinc…).
    Les végétaux frais ont aussi un effet globalement alcalinisant. Ils sont essentiels pour éviter l’excès d’acidité de notre milieu intérieur et protéger les articulations contre les états inflammatoires que cette acidité provoque.
    Enfin, c’est dans les fruits et les légumes que vous trouverez les indispensables anti-oxydants (vitamine A, C et E, flavonoïdes, anthocyanes, lycopène, quercétine…) qui protègent les cellules contre les ravages des radicaux libres.

    • En pratique : mangez au moins un légume cru, un légume cuit et un fruit à chaque repas. Un « truc » pour couvrir facilement les apports nutritionnels : variez régulièrement la couleur des fruits et légumes que vous consommez, car celle-ci est souvent liée aux micronutriments qu’ils contiennent. Les légumes verts sont riches en minéraux, les fruits et légumes de couleur orangée sont chargés en bêtacarotène (un précurseur de la vitamine A), les rouges sont bourrés de lycopène, les violets d’anthocyanes….
      Avec une mention spéciale pour les choux (vert, blanc, rouge, brocolis, chou-fleur…) qui cumulent toutes les vertus et renferment, en plus, des substances spécifiques  qui freinent l’usure du cartilage (les glucosinates).

 

  • Et les produits laitiers ? Ce n’est pas la seule source de calcium, loin de là. Et ils n’ont pas que des avantages du point de vue articulaire. Les fromages affinés sont très acidifiants. Il vaut donc mieux les éviter.
    N’oubliez pas qu’on trouve beaucoup de calcium dans d’autres aliments comme les légumes verts ou les sardines à l’huile en conserve (dégustées avec l’arête). Contrairement à ce qu’affirment nombre de messages publicitaires, ils ne sont pas vraiment indispensables. Alors si vous ne les appréciez pas, ne vous forcez pas.

    • En pratique : vous pouvez manger un produit laitier par jour. Les yaourts présentent l’avantage de contenir des bactéries qui aident à entretenir la flore intestinale, laquelle est parfois impliquée dans les phénomènes inflammatoires.
      Vous pouvez aussi manger du fromage blanc et des fromages frais (feta, chèvre frais, Saint-Môret…).

 

  • Usez et abusez des épices et des aromates. Certaines épices sont hautement anti-inflammatoires, comme le curcuma, le gingembre ou le piment.  Les herbes aromatiques ont aussi un rôle à jouer. Certaines sont drainantes (coriandre, cerfeuil…), d’autres contribuent à soulager la douleur (thym, romarin…). Ne vous en privez pas !

 

 

Nettoyez vos articulations

Lorsque vous offrez à votre organisme une parenthèse détox, vous aidez vos articulations à mieux fonctionner et à préserver le bon état de leurs tissus. Car les déchets métaboliques perturbent le renouvellement cellulaire et risquent d’encombrer les articulations. Alors offrez-leur de temps en temps une petite cure. Elles vous remercieront.

  • Buvez suffisamment d’eau. C’est la base de toute idée de détox. Inutile de vous obnubiler sur la quantité, le fameux « litre et demi » par jour relève d’une moyenne, pas d’une norme. Il faut juste boire avant d’avoir soif, de manière régulière.
    Le plus simple est de boire un verre d’eau, à température ambiante (pas glacée, même en été) toutes les heures (ou heures et demi) dans la journée. Choisissez une eau faiblement minéralisée (eau de source, Mont-Roucous, Evian…).
    « L’eau vaut plus par ce qu’elle permet d’éliminer que par ce qu’elle apporte », précise le Dr Rougier. Vous trouverez les minéraux dont ont besoin vos articulations dans les aliments. En revanche, cet apport régulier d’eau vous aidera à mieux éliminer vos déchets métaboliques, mais aussi les innombrables polluants que nous respirons et que nous ingérons.
  • Faites, une fois par trimestre, une cure de plante drainante. Pendant deux à trois semaines, prenez chaque jour deux bols (environ un demi-litre) d’infusion de piloselle ou d’orthosiphon. Ces deux plantes sont à la fois diurétiques et drainantes.
    Vous pouvez aussi prendre ces plantes en extraits liquides (en ampoule ou en flacon), voire sous forme de gélule de plante séchée (mais cette forme est un peu moins efficace). Il existe aussi des compléments alimentaires spécialement conçus pour cet effet.
  • Pensez à la célèbre cure de citron. Non seulement le jus de cet agrume a un effet anti-acide (les acides organiques qu’il contient se transforment en substances alcalinisantes au contact des sucs gastriques), mais il a lui aussi un effet légèrement diurétique.
    Il suffit de boire le jus d’un demi-citron allongé d’un peu d’eau à température ambiante, le matin à jeun, pendant une dizaine de jours.

Apprenez à bouger

Contrairement à une idée très répandue, l’activité physique n’est pas déconseillée lorsqu’on souffre d’arthrose. Au contraire. L’exercice physique améliore la circulation sanguine, donc l’alimentation des tissus. N’oubliez pas que le cartilage, le liquide synovial et la membrane capsulaire reçoivent, par voie sanguine, tous les nutriments dont ils ont besoin. En plus, le fait de faire bouger les articulations (en douceur) améliore leur lubrification et stimule leur renouvellement cellulaire.

Encore faut-il bien choisir et bien doser son activité physique. De la même manière, dans les mouvements de la vie quotidienne, il vaut mieux adopter des gestes qui ne contrarient pas la physiologie ostéo-articulaire.

  • Pour bien choisir votre activité physique.  Privilégiez une pratique qui ne déséquilibre pas la statique. Lorsqu’on regarde une personne qui joue au tennis ou au golf, on s’aperçoit immédiatement que les gestes effectués ne respectent pas le corps. Choisissez plutôt une activité qui fait travailler le corps tout entier, dans trop forcer sur les articulations. La marche est, bien sûr, indiquée, tout comme la natation, l’aquagym, le vélo…
    N’oubliez pas le plaisir : pour pratiquer de manière efficace, il faut que cela vous apporte une vraie satisfaction, au-delà de vos efforts de volonté.
    Pensez également aux exercices issus des disciplines orientales, comme le yoga, le tai-chi ou le qi-gong. Ils font travailler le corps entier en douceur, et en prime, stimulent l’énergie vitale et abaissent le niveau de stress.
  • Pour bien effectuer les gestes du quotidien. Passer l’aspirateur, ramasser un objet posé à terre, étirer ses bras pour saisir un livre posé sur une étagère trop haute… Nombre de mouvements quotidiens peuvent s’avérer douloureux. Alors suivez une boussole infaillible : dès qu’un geste vous fait souffrir, arrêtez et réfléchissez à une autre manière de l’effectuer. Il y a forcément une meilleure solution.
    Par exemple, ne soulevez jamais un objet lourd en faisant uniquement travailler votre dos. Accroupissez-vous de manière à garder le dos droit, puis relevez-vous en appuyant sur vos jambes. Lorsque vous vous passez l’aspirateur, allongez au maximum le tuyau de manière à ne pas vous pencher en avant. Pour un mouvement en hauteur, montez sur un marchepied…
    Ca n’a l’air de rien, mais à chaque fois que vous respectez votre statique corporelle, vous faites du bien à vos articulations.

Trois questions à Yann Rougier

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Comment le stress intervient-il dans les phénomènes douloureux ?

Dr Yann Rougier : Que nous parlions des douleurs liées à l’arthrose, à l’arthrite ou à des phénomènes nerveux, le stress intervient dans leur déclenchement et leur intensité. Lorsque vous êtes soumis à un stress intense ou prolongé, votre organisme augmente la production des « hormones du trouble intérieur » : adrénaline, cortisol, acétylcholine… Celles-ci surexcitent le système nerveux orthosympathique. Cela mérite quelques explications : une partie du système nerveux, que l’on appelle « autonome », est chargé de toutes les opérations organiques qui ne nécessitent pas notre volonté consciente.  C’est donc lui qui gère notre digestion, notre respiration, nos sécrétions hormonales, notre passage de la veille au sommeil… Il est lui-même constitué de deux branches. La branche orthosympathique fonctionne comme un accélérateur : elle stimule déclenche, active… La branche parasympathique joue le rôle du frein : elle apaise, ralentit, désactive… L’orage hormonal que provoquent les situations de stress active l’accélérateur, au détriment du frein. Cette sur-stimulation intensifie à la fois les phénomènes dégénératifs, l’inflammation et le vieillissement cellulaire.

 

Le stress augmenterait donc le vieillissement des tissus articulaires ?

Dr Rougier : Imaginez un lacet de chaussure. A son extrémité, un petit manchon l’empêche de s’effilocher. Nos  gènes sont dotés d’un système comparable : les télomères. Ces minuscules embouts protègent les chromosomes et assurent leur réparation lorsqu’ils sont endommagés. Or, le stress freine la production de la télomérase, une enzyme indispensable au renouvellement et à la qualité des télomères. Résultat : lorsque les télomères sont  endommagés, les chromosomes font davantage d’erreurs, ce qui se solde par une accélération de la dégénérescence des  tissus articulaires, notamment le cartilage.

Ensuite, le stress, via la sur-stimulation orthosympathique, agit directement sur le terrain épigénétique, c’est-à-dire sur la manière dont notre hygiène de vie (alimentation, exercice physique…) active ou non les gènes prédisposants. Le fait de posséder certains gènes impliquant une fragilité articulaire ne fait pas tout. C’est notre manière de vivre au quotidien qui incite l’organisme à activer ou non ces gènes. En dehors des maladies génétiques graves, nous conservons une capacité d’action. La prédisposition génétique n’est pas une fatalité. Et la lutte contre le stress est un élément majeur pour s’en protéger.

 

Comment éviter l’excès de stress lorsqu’on souffre de douleurs articulaires ?

Dr Rougier : Toutes les solutions sont bonnes à prendre. Le simple fait de marcher une demi-heure par jour, à son rythme, sans efforts exagérés, fait travailler les articulations en douceur et permet de tenir le stress à distance. Les exercices respiratoires agissent aussi à plusieurs niveaux. Ils stimulent la circulation sanguine (les tissus articulaires sont mieux nourris), ils accélèrent l’élimination des déchets gazeux, et surtout ils font baisser le niveau de stress. (un exemple ici) S’ajoutent à cela les pratiques psycho-émotionnelles, dont l’impact est important car les émotions négatives et perturbantes constituent une source de stress majeure. Il existe de nombreuses techniques anti-stress : sophrologie, relaxation, méditation de pleine conscience… Mais il n’est pas forcément nécessaire de s’initier à une technique complexe (sauf si vous en avez envie). Des exercices simples, pratiqués régulièrement, conservent une excellente efficacité.

 

Quelques coups de pouce naturels

Malgré toutes les modifications que vous apporterez à votre vie quotidienne, votre arthrose pourra continuer à vous titiller de temps en temps. Il existe des solutions naturelles très efficaces, qui permettent de ne pas abuser des traitements médicamenteux (antalgiques et anti-inflammatoires).

  • Les frictions à l’huile essentielle de gaulthérie couchée. Elle a un effet anti-inflammatoire étonnant et très rapide. Elle calme la douleur et apaise les tissus.
    Comme elle n’est pas irritante pour la peau, vous pouvez l’utiliser pure. Il suffit d’en verser quelques  gouttes (2 ou 3) sur la zone douloureuse, et de frictionner légèrement pour faire pénétrer. Vous pouvez recommencer plusieurs fois par jour.
  • Les tisanes d’écorce de saule et de reine-des-prés. Ces deux plantes ont été à la base de la création de l’aspirine. Elles contiennent des composés salicyliques très efficaces contre la douleur, sans avoir les effets secondaires du médicament.
    Pour la reine-des-prés, comptez une demi-cuillerée à soupe de plante séchée pour une tasse d’eau bouillante, et laissez infuser 5 minutes avant de filtrer. Vous pouvez boire deux ou trois tasses par jour.
    Pour l’écorce de saule, comptez une cuillerée à café pour une tasse d’eau bouillante, et laissez infuser 5 minutes avant de filtrer. Buvez trois tasses par jour, avant les repas.
  • La cure d’harpagophytum. C’est une racine, originaire du désert du Kalahari, en Afrique. Elle favorise la régénération du cartilage et agit comme un puissant anti-douleur.
    Il n’est pas facile de trouver de l’harpagophytum en vrac, et la préparation de la tisane est un peu complexe. Mieux vaut vous tourner vers les extraits liquides (ampoules ou flacons) ou les extraits secs (gélules). L’harpagophytum se prend en cures d’au moins trois semaines.

 

  • Les compléments alimentaires à base de chondroïtine et de glucosamines. Ces deux substances naturelles, souvent conditionnées ensemble, agissent au niveau du cartilage et du liquide synovial. Ce sont des agents de structure tissulaires qui préservent contre l’usure et stimulent la régénération. Ils se prennent également en cure.

Actinutrition® MultiFlex est un complément alimentaire fabriqué en France à base de collagène, de chondroïtine, de plantes, de vitamines, de minéraux et coenzyme Q10 en gélules, pour toutes les personnes cherchant à gagner en confort articulaire.
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Une note pour conclure

Important de vous prévenir, Multiflex n’est pas un produit-miracle et certaines personnes ne réagissent pas à ces substances anti-arthrose. Par ailleurs, plus votre arthrose est chronique, plus il sera long et délicat de faire disparaître les douleurs.

De plus, gardez toujours à l’esprit comme le signale notre expert dans cette lettre qu’une alimentation saine, variée et équilibrée reste le point de départ de tout traitement. La prise de compléments alimentaires anti-arthrose sera plus efficace si vous la complétez par la prise d’oméga-3 et d’un bon multivitamines.

Toutefois, ces gestes font partie de l’hygiène de vie fondamentale quels que soient votre façon de vivre et vos éventuels problèmes de santé, donc s’ils ne vous font pas immédiatement du bien, ils ne vous feront en tout cas pas de mal. Je vous laisse donc l’adresse si vous souhaitez vous procurer le produit Multiflex d’Actinutrition : vous pouvez cliquer ici.

 

Bien à vous,

Philippe Monteiro Da Rocha

PS : Les produits que nous recommandons sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d’ingrédients et de qualité de fabrication.

Webinaires ACTInutrition

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* Le coeur de formule unique, le complexe « A.C.E BioTechnology® » permet la meilleure assimilation possible des différents nutriments pour garantir une efficacité plus ciblée et renforcée dans l’organisme.

Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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