Les bactéries sont nos amies pour la vie !

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Cher lecteur, chère lectrice,

Comme je me plaignais régulièrement de maux de ventres après les repas, mon épouse chérie avait eu le bon goût et l’opportunisme de m’offrir à Noël dernier le best-seller de Giulia Enders, paru en 2015, « Le Charme discret de l’intestin ».

Un bouquin de folie, amusant et instructif, qui met en lumière les trésors cachés d’un organe généralement mal aimé qu’elle va jusqu’à baptiser notre « deuxième cerveau ».

Avez-vous eu la chance de le lire ? Pour ma part, c’est un ouvrage que j’ai d’abord dévoré, puis (évidemment) digéré. J’ai découvert les aventures trépidantes et insoupçonnées des micro-organismes qui évoluent dans notre microbiote, ce terrain fertile qu’on trouve dans l’intestin.

Passionnant ! D’autant que la jeune chercheuse allemande fait le lien entre l’état de forme de nos bactéries intestinales et de nombreux symptômes et maladies, à commencer par le surpoids, mais aussi la maladie de Parkinson, la dépression, les allergies…

Aujourd’hui, dans notre lettre mensuelle, j’ai donc eu envie de creuser le sujet pour explorer l’histoire la plus surprenante que puisse nous raconter notre corps. Saviez-vous qu’il n’est pas constitué uniquement de cellules, ces merveilleuses petites abeilles qui collaborent en permanence dans la ruche de notre organisme pour assurer toutes nos fonctions vitales ?

Au cours des dernières années, les chercheurs ont levé le voile sur un autre « organe » indispensable. Un organe informe, disséminé mais essentiel, composé non pas d’unités cellulaires mais de…. bactéries ! Et la « santé » de ces bactéries est indispensable à notre équilibre et à notre bien-être quotidien.

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Oui, certaines bactéries sont bénéfiques !

Lorsqu’on entend le mot « bactérie », on pense immédiatement maladie, fièvre, danger.  Depuis qu’à fin du XIXème siècle, on a découvert l’origine microbienne des épidémies qui décimaient les populations, les micro-organismes ont  mauvaise réputation.

On a cherché par tous les moyens à les éradiquer, et c’est tant mieux. La découverte des antibiotiques (dans les années 1940) et la généralisation des gestes d’hygiène ont fait chuter la mortalité. Jusque là, tout allait très bien.

Mais par la suite, la machine s’est emballée. L’utilisation des antibiotiques s’est généralisée, devenant souvent excessive. On a déclaré une guerre ouverte aux microbes.  

Au point qu’aujourd’hui, la publicité tente de nous « vendre » toutes sortes de produits antiseptiques censés débarrasser notre environnement quotidien du moindre germe. Les messages nous recommandent de désinfecter le linge, les canapés, la vaisselle… Les produits de toilette sont aussi devenus « désinfectants ».  Sans parler des produits d’entretien.

Grande erreur que cette « hyper-hygiène » ! Car il y a microbe et microbe. Dans leur immense majorité, les bactéries sont nos amis. Sans elles, nous ne pourrions pas survivre. Il nous faut donc apprendre à chouchouter les « bonnes » et à chasser les « mauvaises ». Une tâche pas si difficile qu’il y paraît !

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Depuis les origines de la vie

Le corps d’un adulte abrite davantage de bactéries bénéfiques que de cellules. Imaginez : nos 30.000 milliards de cellules, parfaitement organisées en tissus et en organes, collaborent en permanence avec des bactéries dix fois plus nombreuses !

Leur nombre est difficile à calculer avec précision et les évaluations oscillent entre 100.000 milliards et 300.000 milliards. Dans tous les cas, c’est davantage que notre galaxie compte d’étoiles !  

Pour désigner l’ensemble de ces micro-organismes essentiels, représentant des milliers d’espèces différentes, les chercheurs emploient le terme « microbiote ».

Nous ne sommes pas les seuls à vivre en étroite collaboration avec des microbes. Les animaux cohabitent avec des bactéries indispensables à leur vie : l’étoile de mer, le lézard, le serpent, le lapin, la vache, le dauphin… Chaque espèce possède un microbiote qui lui est propre.

Dans notre tube digestif, on trouve des micro-organismes qui ne peuplent pas celui du cheval ou de la belette. Tous sont des « symbiotes » : ils aident leurs hôtes en échange du gîte et du couvert.

C’est que nous avons évolué ensemble, au fil des millénaires. Comme toujours, la vie s’est montrée économe : chaque être vivant s’est développé en confiant certaines tâches à des bactéries.

Une manière de ne pas avoir à créer des équipements organiques et tissulaires compliqués. Une véritable « co-évolution » dont chacun tire ses bénéfices.

Et nous voilà aujourd’hui avec, dans notre corps et à sa surface, un nombre impressionnant de créatures microscopiques avec lesquelles nous vivons en parfaite entente.

Comme des alliées, elles assurent certaines fonctions, en échange desquelles elles se nourrissent et se développent dans un milieu qui leur convient.

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D’où viennent nos bonnes bactéries ?

A la naissance, notre corps est vierge de toute bactérie. Enfin, presque… Il n’y en a pas trace dans l’utérus maternel. Le fœtus y grandit donc à l’abri de toute contamination.

Il faut dire qu’il n’en a pas encore besoin : il ne respire pas, il ne digère pas, et sa peau est protégée par une couche grasse qui disparaîtra après sa naissance.

Son microbiote commence à se développer dès son passage par les voies maternelles. Ses tout premiers microbes, il les hérite du vagin qu’il traverse pour naître.

Au bout de quelques semaines, il dispose déjà de bactéries diversifiées et actives qu’il a puisées dans ses contacts avec l’extérieur : les mains qui le touchent, le lait qu’il avale, l’air qu’il respire…

Vers l’âge de 3 ans, le microbiote de l’enfant est à peu près équivalent à celui d’un adulte.

On comprend tout de suite que l’excès d’hygiène contrarie ce processus. Entendons-nous bien : il n’est pas question de livrer les nouveau-nés et les bébés à tous les microbes qui peuplent son environnement. Certains micro-organismes sont facteurs de maladies, ne l’oublions pas. Mais l’excès qui consisterait à organiser, pour les tout-petits, un environnement totalement aseptisé relève d’un fantasme qui risque de leur être néfaste.

D’ailleurs, lorsqu’ils essaient d’étudier le rôle des bactéries, les chercheurs en microbiologie élèvent des souris à l’abri de toute contamination. Devenues adultes, elles n’ont aucun microbiote.

On les dit « axéniques ». C’est ainsi qu’ils peuvent ensuite, en leur injectant les bactéries de souris « normales », étudier les réactions que cela provoque. Une manière de mieux comprendre le rôle et le mode d’action des « bonnes bactéries », mais en aucun cas un exemple à suivre !

 

Le tube digestif : leur territoire préféré

Ces bactéries siègent principalement sur notre peau, dans toutes les cavités ouvertes sur l’extérieur (nez, vagin…), et surtout dans notre tube digestif.  Partout, elles jouent d’abord un rôle protecteur. Elles défendent leur territoire contre les éventuels agresseurs qui voudraient s’y infiltrer.

L’équilibre de notre flore bactérienne est notre meilleur allié dans la lutte contre les microbes néfastes. Mais c’est dans le tube digestif que notre microbiote joue le rôle le plus essentiel. Un rôle qui dépasse largement le cadre de la digestion. Depuis la bouche jusqu’à l’anus, chaque tronçon de notre tube digestif abrite une population différente.

  • Dans la bouche. A la jonction entre vos dents et vos gencives se développent des bactéries qui n’aiment pas du tout l’oxygène. Dans la journée, nous avons souvent la bouche ouverte pour parler, manger, rire, chanter, parfois respirer… Elles restent donc soigneusement cachées pour échapper à ce gaz qui risquerait de les tuer.

    Mais la nuit, nous gardons généralement la bouche fermée et nous respirons par le nez (sauf en cas de gros rhume !). Ces bactéries sortent alors de leur cachette et se développent tranquillement. Résultat : au matin, nous avons mauvaise haleine car elles ont produit des substances qui dégagent une odeur pas très ragoutante. Puis nous ouvrons la bouche, nous chantons sous la douche, nous prenons notre petit-déjeuner, nous nous brossons les dents…

    Cette population bactérienne diminue et regagne sa tanière. L’odeur désagréable reflue. Et c’est comme ça tous les jours !

 

  • Dans l’œsophage, l’estomac et l’intestin grêle. Plusieurs dizaines d’espèces différentes peuplent notre œsophage. Plus bas, dans l’estomac, se sont installées des bactéries capables de résister à l’extrême acidité des sucs digestifs.

    Un exploit ! Dans l’intestin grêle, des souches sont encore présentes, bien qu’en plus faible quantité.

 

  • Dans le gros intestin (le côlon). Là, c’est la fête bactérienne. Un millimètre cube du contenu du côlon comprend presque autant de bactéries qu’il y a d’habitants sur Terre, se plaisent à dire les chercheurs. Nous voilà arrivés dans la « planète bactéries », l’endroit où elles sont le plus nombreuses, le plus diversifiées et surtout le plus utiles.

 

A quoi servent nos bactéries intestinales ?

A chaque fois que vous faites un repas, les ingrédients qui le composent subissent des transformations tout au long de votre tube digestif.

Lorsque ce « bol alimentaire » arrive dans le côlon, la plus grande partie des composants digestibles a déjà été extraite. Des déchets restants, les bactéries vont pourtant tirer encore beaucoup de substances utiles.

  • Elles dégradent certaines fibres végétales, digèrent l’amidon et le lactose. Elles recomposent certains acides gras pour les rendre assimilables. Elles synthétisent des vitamines indispensables (notamment B et K)…  Près de 20% des calories utiles sont ainsi extraites dans le gros intestin pour être directement utilisées par l’organisme (et non stockées !).
  • Ces micro-organismes collaborent à l’élimination des derniers déchets  et favorisent le transit intestinal.  Les bactéries devenues inutiles composent jusqu’à 50% du poids des selles.
  • Les bactéries intestinales participent aussi à la dégradation du cholestérol, ce qui contribue à la stabilité de son taux dans le sang.
  • Elles exercent même une influence sur la tension artérielle : certaines substances produites par les bactéries intestinales passent dans le réseau sanguin et vont se ficher dans des récepteurs, à l’intérieur des parois des vaisseaux, où elles jouent un rôle de modulateur.
  • Nos bactéries intestinales sont également essentielles à notre immunité. Elles protègent notre intestin contre les agresseurs qui voudraient s’y  nicher en s’installant partout, sur toute sa surface. C’est comme à la fête foraine : quand il n’y a plus de place sur le manège, personne ne peut s’y asseoir !

    Elles empêchent ainsi nombre d’infections digestives et d’intoxications alimentaires.  Elles participent également à la production de substances immunitaires qui stimulent nos défenses.

Rien d’étonnant, donc à ce qu’un microbiote équilibré ait des effets très bénéfiques sur notre digestion. Grâce à elles, plus de ballonnements, de problèmes de transit, de digestion longue, de brûlures gastriques…

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De l’intestin au cerveau 

Vous en voulez encore ? Nos bactéries intestinales ont un impact sur notre humeur et même, paraît-il, notre santé mentale. Avouez que c’est bluffant !

Il faut dire qu’elles produisent des composés proches des neurotransmetteurs cérébraux, ces substances qui permettent aux neurones d’échanger des messages. Celles-ci avertissent notre cerveau, quasiment en temps réel, de ce qui se passe dans le tube digestif.

Nos microbes fabriquent même une substance proche des benzodiazépines, que l’on trouve dans la plupart des médicaments anxiolytiques. Notre degré de calme ou de nervosité dépendrait donc, en partie, de notre santé intestinale.

La découverte de ces liens étroits a conduit les chercheurs à se poser une nouvelle question : et si nos troubles psycho-émotionnels étaient liés à notre ventre ? En 2004, un chercheur de l’université de Kyushu, au Japon, s’est penché sur la sensibilité au stress des souris.

Nobuyuki Suda et son équipe ont mis dans la même situation stressante des souris dénuées de tout microbiote (axéniques) et d’autres disposant d’une flore intestinale normale. Résultat : après une heure de stress, les souris sans microbiote avaient produit beaucoup plus d’hormones de stress que les autres. Depuis, cette étude a été confirmée par plusieurs autres.

Ces études ont ensuite été extrapolées à l’Homme. A l’Université de Californie, Kirsten Tillisch a montré que des femmes ayant consommé chaque jour, pendant un mois, un produit enrichi en bactéries spécifiques, réagissaient moins violemment que les autres lorsqu’on leur montrait des images susceptibles de provoquer des réactions de peur ou d’anxiété.

Et cela, images cérébrales à l’appui : les clichés obtenus par résonance magnétique pendant l’expérience montrent clairement que la prise de bactéries modifie l’activité des zones cérébrales impliquées dans le contrôle émotionnel.

Aujourd’hui, les pistes de recherche les plus sérieuses concernent l’autisme et la dépression. Des travaux ont révélé que les enfants autistes ont un microbiote intestinal particulier. D’autres sont en cours à propos de la dépression nerveuse ou des troubles bipolaires.

Toutes ces recherches ouvrent des perspectives passionnantes. Il faudra bien sûr confirmer tout cela et trouver des applications précises.

Mais une chose est sûre : nous avons tout intérêt à entretenir notre flore intestinale, vues les innombrables interactions qui s’établissent en permanence entre le peuple microscopique qui habite notre tube digestif et le reste de notre organisme, cerveau compris !  

 

Une nouvelle approche de l’obésité

Au vu de ces exemples, on comprend que l’étude de notre microbiote passionne les chercheurs. Parmi les nouvelles pistes, l’obésité (et plus largement la prise et la perte de poids) occupe une place de choix.

Des études sur l’homme ont montré que les obèses ont une flore intestinale différente de celle des personnes de poids normal. Du coup, les chercheurs en microbiologie se sont demandé quel lien il pouvait bien y avoir entre les bactéries et la prise de poids. Ils ont mis au jour certains mécanismes en étudiant des souris (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier).

Même s’il n’y a pas encore de « produit minceur miracle » à base de bactéries, il est certain qu’un microbiote sain et varié contribue à notre équilibre pondéral.

Une étude récente, publiée 2013 dans le British journal of nutrition, a par exemple étudié 120 participants, dont une moitié prenait des probiotiques et l’autre moitié un placebo (produit neutre sans action biologique). Tous suivaient le même régime alimentaire.

Au bout de trois mois, les premiers avaient perdu deux fois plus de poids que les seconds. Et trois mois après la fin de l’observation, ceux qui avaient pris un probiotique avaient continué à maigrir, contrairement aux autres.

Il semble même que ces bonnes bactéries agissent en priorité sur la graisse abdominale, la plus nocive sur le plan de la santé.

Ce qui perturbe votre microbiote

Vous l’avez compris : il est impossible d’entretenir votre bien-être et votre santé sans chouchouter vos bactéries intestinales. Comme n’importe quelle société organisée, notre « peuple bactérien » possède ses lois.

Certaines familles sont dominantes. Ce sont elles qui  assurent les fonctions les plus « nobles », comme la production des vitamines ou de substances immunitaires. D’autres constituent une classe inférieure : elles sont chargées d’occuper l’espace pour empêcher les intrus de s’installer.

Enfin, certains petits groupes jouent des rôles carrément subalternes. Tout ce petit monde vit en bonne entente tant que chacun reste dans son territoire et ne « déborde » pas sur celui des autres.

Or, certaines situations et certains comportements sont néfastes à l’équilibre du microbiote. Avant d’apprendre à entretenir efficacement votre flore intestinale, vous devez donc faire connaissance avec ses principaux ennemis. Ils se nomment traitements médicaux (antibiotiques en tête), excès d’hygiène, stress et erreurs alimentaires.

  • Les traitements médicaux. Comme leur nom l’indique, les antibiotiques contiennent des molécules « anti-vie » qui tuent sans discernement : les microbes pathogènes, mais aussi une partie de notre flore intestinale. De quoi déséquilibrer cette société complexe.


La prise précoce de traitements antibiotiques (avant l’âge de 3 ans) perturbe la formation du microbiote et nuit à sa variété. A tout âge, les traitements répétés finissent par avoir le même effet.


D’autres médicaments, notamment les anti-inflammatoires, sont également susceptibles de modifier  l’équilibre de la flore digestive. C’est pourquoi tous les traitements au long cours, ou récurrents, devraient être accompagnés de gestes quotidiens destinés à la protéger (voir ci-dessous).

 

 

  • L’excès d’hygiène. La « folie hygiéniste » qui s’est emparée des sociétés occidentales n’est pas étrangère aux déséquilibres de notre flore. A force de vouloir éradiquer tous les germes de notre environnement quotidien, nous finissons par perturber notre microbiote. 

    « Le mieux est l’ennemi du bien », affirme un dicton populaire. En la matière, il s’avère exact. Se laver les mains plusieurs fois par jour, c’est bien : chaque fois qu’on sort des toilettes ; avant de préparer le repas et de se mettre à table ; avant de pratiquer les soins du visage…A condition de le faire avec du savon, et non avec un gel antibactérien qui détruira une partie de la flore cutanée.

    Dans d’autres zones du corps, l’excès d’hygiène peut s’avérer désastreux. Le vagin, par exemple, est « auto-nettoyant ». Les lavages internes intempestifs détruisent une partie du microbiote vaginal, ce qui favorise les infections.

    Il en est de même avec la peau, qui risque de se dessécher si vous prenez plus d’une douche par jour, laissant s’installer des micro-organismes malvenus. Il ne s’agit pas d‘abandonner les gestes d’hygiène indispensables, mais simplement de ne pas aller trop loin.

 

  • Le stress. On sait que les stress durables et/ou répétés déséquilibrent le microbiote intestinal. Car les relations entre notre intestin et notre cerveau fonctionnent dans les deux sens.

    Si les bactéries fabriquent des substances actives au niveau cérébral et nerveux, elles sont en retour affectées par une production excessives des hormones du stress (cortisol, adrénaline…).

    Tout ce qui vise à abaisser le niveau de stress (respiration, relaxation, plantes…) est donc bon à prendre pour vos bactéries intestinales (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier).

 

  • Les erreurs alimentaires. L’alimentation peut entretenir la flore, ou au contraire la déséquilibrer. Ses ennemis majeurs : le grignotage (notamment sucré), le manque de fruits et légumes frais (ils « nourrissent » la flore intestinale), l’alcool, l’excès de viande et de sel… D’autres aliments, au contraire, aident vos petites bactéries à mieux se porter (voir ci-dessous). 

    Alors faites attention à ce que vous mettez dans votre assiette afin que votre petit élevage de bactéries intérieur prospère dans de bonnes conditions.Vous éviterez ainsi des troubles aussi variés que les ballonnements, les douleurs intestinales, les problèmes de peau, les mycoses, les candidoses, le surpoids…  Avouez que la promesse mérite bien un petit effort !

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Comment prendre soin de votre microbiote ?

Tout commence dans votre assiette. C’est avant tout au cœur des repas quotidiens que se joue la santé de votre population microbienne.

  • Mangez des probiotiques. On nomme ainsi les aliments contenant des bactéries susceptibles d’enrichir notre flore intestinale. C’est le cas de tous les aliments fermentés : les yaourts bien sûr, mais aussi les fromages frais, la choucroute, les olives, les cornichons...

    Tous les aliments qui sont modifiés par une levure ou  un champignon avant d’être dégustés. C’est le cas aussi de la bière de garde (à consommer avec modération), de la croûte des fromages fermentés, des aliments à base de soja fermenté (miso, tofu…)… 

    Certaines préparations sont particulièrement indiquées, comme le kéfir. C’est une boisson à base d’eau, de jus de fruit frais ou de lait, que l’on peut préparer soi-même en y ajoutant des « graines de kéfir », sortes de petites billes contenant des bactéries et des levures. Ces graines sont différentes selon que l’on veut préparer le kéfir à l’eau (ou au jus de fruit) ou au lait. Simple et rapide à réaliser, le kéfir donne à l’arrivée une délicieuse boisson légèrement gazeuse. 

    Le yaourt reste l’aliment probiotique le plus répandu. Pour l’obtenir, on ajoute à du lait deux bactéries (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus) qui vont provoquer une fermentation. 

    Ces bactéries restent vivantes dans le produit final et atterrissent directement dans votre intestin lorsque vous dégustez votre yaourt, qu’il soit ferme, crémeux ou liquide. Préférez les yaourts nature, afin d’éviter tous les additifs que l’on trouve dans ceux aux fruits (à commencer par le sucre et les colorants).Les yaourts enrichis contiennent des bactéries supplémentaires (le plus souvent bifidus ou L-casei) dotées de vertus particulières. Les premières  agissent plutôt sur le transit alors que les secondes stimulent l’immunité.

    Chaque aliment probiotique apporte « ses souches » bactériennes qui agissent d’une manière différente sur la flore. C’est pourquoi il vaut mieux les varier.

 

  • Mangez des prébiotiques. Ce terme désigne les aliments qui renferment des fibres naturelles (principalement des inulines) dont raffolent les bactéries intestinales.

    Comme notre corps ne sait pas les digérer, elles arrivent directement dans l’intestin où les bactéries s’en font un festin. Vous trouverez ces fibres prébiotiques dans de nombreux fruits et légumes : les bananes, l’artichaut, le topinambour, l’asperge, la chicorée, le poireau, l’oignon, l’endive… Evitez de trop cuire ces aliments, car les inulines résistent mal à la chaleur. 

    Attention : certaines personnes supportent mal ces fibres (on les appelle FODMAPS), qui provoquent chez elles des ballonnements et de l’inconfort intestinal. Dans ce cas, il faut baisser les doses jusqu’à trouver le juste équilibre.

 

  • Variez votre alimentation. C’est tout simple, mais toujours efficace. Votre flore adore la variété. Alors offrez-vous toutes sortes de fruits et légumes frais, d’aromates et d’épices (à commencer par le curcuma).

    Préférez le poisson à la viande, et les céréales complètes aux raffinées. Evitez les desserts (hormis les yaourts) et les grignotages sucrés, qui favorisent l’expansion de certaines populations bactériennes au détriment des autres.

 

  • Prenez des compléments alimentaires. On trouve aujourd’hui sur le marché de nombreux compléments alimentaires prébiotiques, qui renferment à la fois des souches bactériennes et des nutriments qui les aident à rester vivaces le plus longtemps possible : vitamines du groupe B, fibres… 

    Faites une cure si vous suivez un traitement médicamenteux (notamment antibiotique),  si vos défenses immunitaires baissent, si vous souffrez de troubles du transit, mais aussi dans les périodes de stress intense ou de régime minceur… Comptez un mois de traitement, à renouveler deux à trois mois plus tard.Prenez ces compléments alimentaires à distance des repas afin que leur chemin vers l’intestin ne soit pas ralenti par la digestion.

    Ces compléments alimentaires probiotiques ont tous des compositions particulières, ce qui leur permet d’agir différemment sur la flore intestinale. Certains sont, par exemple, étiquetés « spécial voyage » car ils contiennent des bactéries que vous risquez de rencontrer dans les pays à risque de « turista » même si vous prenez les précautions d’usage (boire de l’eau en bouteille, ne pas manger de crudités…).

    Ils se prennent dans la période qui précède le départ, afin que la flore intestinale s’habitue en douceur à ces nouveaux micro-organismes, par forcément pathogènes mais auxquels nous ne sommes pas accoutumés.

 

 

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Suite de la lettre :


Trois questions à Yann Rougier

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« La prise et la perte de poids sont liées à la qualité du microbiote intestinal ! »

 

Que sait-on des relations entre la minceur et les bactéries intestinales ?

Dr Rougier : Les recherches à ce sujet sont encore à leur début. Il nous reste beaucoup de choses à découvrir. Mais la communauté scientifique est certaine d’une chose : il est plus facile de mincir et de conserver son poids de forme lorsqu’on dispose d’un microbiote intestinal varié, équilibré et bien vivace.

Pour l’instant, la plupart de ces études portent sur les souris. En règle générale, on prive des petits rongeurs de tout microbiote intestinal (voir ci-dessus). Puis on leur injecte des bactéries provenant soit de souris obèses, soit de souris minces. Généralement, les rongeurs auxquels on administre les bactéries issues des souris minces maigrissent, alors que les autres prennent du poids.  

Nous sommes donc certains que la composition du microbiote intestinal influence la manière dont le corps gère les apports énergétiques et nutritionnels.

 

Comment les bactéries interviennent-elles sur le stockage et le déstockage graisseux ?

Dr Rougier : Nous sommes loin de tout savoir, mais nous avons quelques pistes. Prenez les sucres, dont on sait qu’ils favorisent la prise de poids. Certains glucides sont dits « complexes » car ils sont composés de longues chaînes moléculaires difficiles à casser. Il en est même que notre organisme ne sait pas utiliser (notamment les fibres). Or, certaines bactéries se chargent de ce travail. Elles rendent assimilables des sucres qui, au départ, ne le sont pas.

Dans une réaction en chaîne, ce genre de microbiote intestinal produit aussi un surplus d’acides gras à chaînes courtes, dont l’organisme tire une énergie supplémentaire. Les personnes dont l’intestin abrite ces bactéries en grandes quantité puiseront donc, dans le même repas, davantage de nutriments que les autres.  De quoi améliorer la qualité nutritionnelle de chaque prise alimentaire.

Les nutriments supplémentaires extraits par les bactéries sont rapidement utilisés et difficilement stockés. Cet apport nutritionnel contribue à l’équilibre métabolique global (un organisme qui manque de nutriments fonctionne moins bien). Or, on mincit d’autant mieux que le métabolisme est efficient.

On ne connaît pas encore avec précision le type de souche bactérienne (ou plutôt le cocktail) qui favoriserait spécifiquement la prise ou la perte de poids. Cela viendra peut-être… Ce que l’on sait, en revanche, c’est que l’équilibre du microbiote favorise les opérations métaboliques de base, ce qui contribue à l’équilibre pondéral.

 

En attendant d’autres avancées scientifiques, comment peut-on agir sur son microbiote lorsqu’on désire perdre du poids ?

Dr Rougier : Les conseils alimentaires qui permettent d’entretenir la flore intestinale sont tout à fait compatibles avec une alimentation anti-kilos : beaucoup de légumes frais et de fruits, peu de sucres raffinés, des laitages frais… C’est une chance ! Cependant, ce qui me semble le plus important, c’est la chasse à la tension nerveuse.

L’excès de stress provoque des réactions métaboliques qui, à la fois, perturbent les bactéries intestinales et favorisent la prise de poids. L’équation inverse est tout aussi vraie : en apprenant à mieux gérer son stress, on favorise la santé des bactéries intestinales et on freine le stockage graisseux.

C’est pourquoi mon premier conseil sera d’intégrer à sa vie quotidienne quelques gestes antistress : des exercices respiratoires, un peu de marche à pied, une technique de relaxation ou de méditation, la pratique du yoga ou du Qi gong… Le choix est très varié et chacun peut trouver une pratique qui correspond à ses goûts et à son degré d’investissement.

En association bien sûr, avec une cure d’un complément alimentaire probiotique tous les trois ou quatre mois. Cela devrait suffire à garantir le bon état du microbiote, ce qui contribue à l’équilibre pondéral.

 

Faites votre yaourt au lait de coco

Pour conclure, je tenais à vous répéter le conseil malin dont notre chef de produit Louis nous a fait bénéficier à l’occasion du webinaire de septembre que je vous engage d’ailleurs à voir ou revoir. En effet, une expérience fort intéressante !

Il s’agit d’une “recette” qui vous permet de booster l’effet du probiotique Multifloro dont je vous parle dans cette lettre.

Il suffit de vous concocter un yaourt au lait de coco. Pour le préparer, vous mettez une boîte de crème de coco dans un bol et vous l’ensemencez avec le Multifloro. Vous laissez alors reposer pendant 24h à couvert.

Ensuite, vous pouvez le conserver au réfrigérateur. L’avantage, c’est que les probiotiques continuent de se multiplier dans le yaourt tant que vous ne l’avez pas mangé 🙂 Et une fois mangé, l’effet bénéfique sera démultiplié pour ma flore intestinale !

Et vous, avez-vous déjà essayé un probiotique ? Et si oui, êtes-vous prêt à essayer la fameuse recette de Louis ?

Dans notre prochaine NL nous aborderons les secrets pour mieux vieillir. Et si vous avez des conseils à nous donner, je suis tout ouïe ?

Bien à vous,

Philippe Monteiro Da Rocha

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