Toujours fatiguée ? Et si c’était la fibromyalgie…

Cher lecteur, chère lectrice,

Dites-moi, vous est-il récemment arrivé de ressentir un gros coup de fatigue ? Je ne parle pas d’un simple “coup de pompe” passager qui se traduit par une chute de tonus et disparaît dans les 24 heures. Non, je parle d’un truc beaucoup plus sérieux, le “coup de barre” atomique qui se prolonge plusieurs jours, voire même plusieurs semaines.

Je vous pose la question car c’est ce qui est arrivé à mon pote Stéphane à la fin de l’année dernière. Au point que je m’interroge : fatigue physique, surmenage ou épuisement professionnel (Stéphane est un gros bosseur) ?

Quand il a consulté son médecin et que ce dernier l’a orienté vers un repos prolongé à la maison et un éloignement impératif du bureau, j’ai bien crû qu’il s’agissait d’un cas de burn-out.

Du coup, de manière très scolaire, j’ai consulté les données disponibles en ligne sur la question. J’ai été surpris de constater qu’un Français sur deux (47%) avait enduré une fatigue persistante de une à plusieurs semaines au cours des douze derniers mois (Ipsos, janvier 2000).

La fatigue est donc une composante normale de nos existences modernes, ce qui m’a bien sûr rassuré dans le cas de Stéphane. Je vous rassure, depuis quelques semaines, il a repris du poil de la bête. Mais cela se passe-t-il toujours aussi bien ?

 

La fatigue comme un symptôme

La fatigue est un mal insidieux, tour à tour normal ou alarmant. Autant il est naturel de se sentir fatigué après une journée d’agitation physique (on a rangé la cave, désherbé le jardin, déménagé le salon…), autant il est moins évident de se réveiller épuisé, jour après jour, sans qu’aucune raison objective puisse expliquer cet état.

C’est cette fatigue qui, lorsqu’elle s’installe, devient inquiétante. C’est elle qui résiste au repos sensé recharger nos « batteries ». C’est elle encore qui use peu à peu notre équilibre psycho-émotionnel, instillant de la nervosité, de l’anxiété et parfois de la déprime dans notre vie intérieure.

Une explication pointe le bout de son nez : et si ce type de lassitude tenace constituait le premier signe apparent d’une fibromyalgie ? Cette maladie sournoise, aux multiples visages, associe une fatigue chronique souvent intense à des douleurs dans tout le corps.  Ce sont les deux manifestations principales de la fibromyalgie, que l’on retrouve chez tous les patients, la fatigue précédant souvent les douleurs.

A ces symptômes s’ajoutent, selon les individus, des troubles du sommeil, de l’anxiété, des maux de tête, des difficultés digestives et urinaires, une sécheresse oculaire, des acouphènes, des crispations musculaires… Avec en prime, parfois, une prise de poids qui ne fait qu’ajouter à la déprime. On ne compte pas moins d’une centaine de symptômes susceptibles de se manifester dans la fibromyalgie.

 

Un diagnostic délicat

Chaque patient présente ainsi un ensemble de symptômes qui lui est propre. Un vrai casse-tête ! Pour les patients, qui doivent attendre parfois plusieurs années avant que le corps médical mette le doigt sur l’origine de leurs maux, comme pour les médecins, qui ont souvent du mal à établir des liens entre ces manifestations pathologiques et leur cause commune.

On compte aujourd’hui, en France, près de deux millions de personnes touchées par la fibromyalgie, en grande majorité des femmes (près de 80% des cas). Pourtant, cette maladie a longtemps été oubliée, méprises par la médecine.

Songez : c’est seulement en 1992 que l’Organisation mondiale de la santé l’a officiellement reconnue. Les instances européennes ont été encore plus lentes à réagir, puisque la France ne l’a fait qu’en 2007 et les services de l’Union en 2008.

On peut s’étonner d’un tel délai. Mais il faut bien avouer que la tâche était délicate car les symptômes sont nombreux et peuvent généralement être provoqués par d’autres troubles.

La fatigue peut être le premier signe d’une maladie lourde (notamment un cancer), d’un dysfonctionnement hormonal (par exemple thyroïdien) ou d’une dépression. Elle peut découler d’un déséquilibre nutritionnel profond ou d’une maladie infectieuse latente… Comment faire le tri ? En surveillant les symptômes associés, notamment les douleurs qui sont presque toujours présentes. D’accord ! Mais elles aussi peuvent avoir diverses origines. La polyarthrite, par exemple, provoque des douleurs en divers lieux du corps. Quant aux symptômes secondaires, ils peuvent être associés à un large éventail de troubles.

 

Le temps est long pour les patients !

Qu’il ait fallu du temps pour reconnaître cet ensemble de signes comme un syndrome (un tout cohérent et représentatif), cela se conçoit donc. Mais que ce temps ait été si long peut étonner.

Car pendant des dizaines d’années, les patients ont été baladés de spécialiste en spécialiste (rhumatologue, neurologue…), chacun ne prenant en compte que les signaux concernant sa discipline. Aujourd’hui encore, la durée moyenne du parcours médical jusqu’au diagnostic est de 6 ans, même si certains chanceux sont déclarés « fibromyalgiques » au bout de seulement 12 à 18 mois.

Cette difficulté de diagnostic produit un effet pervers très pénible pour les malades : dans le mesure où leur plainte ne rencontre pas d’explication, elle finit par n’être pas vraiment prise au sérieux. On les considère même parfois comme des « malades imaginaires » qui expriment ainsi leur stress et leur mal-être.

La chanteuse  américaine Lady Gaga en a récemment fait les frais. Elle a annulé une partie de sa tournée en septembre 2017, en annonçant qu’elle souffrait de fibromyalgie. Du coup, certains fans lui ont reproché, sur les réseaux sociaux, de s’être inventé une maladie imaginaire dans le seul but de pouvoir annuler sa tournée sans en subir les conséquences financières, grâce à l’intervention des assurances. Elle est loin d’être la seule !

Pourtant, un rapport de l’Académie de médecine, publié en 2007, précise : « Les patients, dont l’approche est souvent complexe et la prise en charge difficile, ne doivent pas être rejetés, mais au contraire pris en charge de façon individualisée, le plus souvent pluridisciplinaire ». C’est donc sur plusieurs tableaux qu’il faut agir, aussi nombreux que les symptômes sont divers.

 

Des manifestations symptomatiques très particulières

Quelle cause commune peut expliquer des déséquilibres aussi nombreux ? La réponse est à chercher du côté du système nerveux.  Prenez la douleur, si invalidante pour de nombreux malades. Elle constitue habituellement un avertissement qui nous dit que « quelque chose ne va pas ».

Qu’il s’agisse d’une écharde qui s’est glissée dans notre peau ou d’un calcul qui bloque les voies urinaires, d’un disque vertébral abîmé ou d’un cartilage articulaire usé, la douleur, petite ou  grande, signale le dysfonctionnement. Lorsque le problème est résolu, elle cesse.

Parfois, la douleur peut devenir chronique lorsqu’elle entraîne une inflammation latente. Mais lorsqu’on recherche son origine, on la trouve. La douleur de la fibromyalgie est différente, car elle n’a aucune origine décelable.

Elle existe par elle-même et pour elle-même. Elle résulte d’un dysfonctionnement du système nerveux et d’un déséquilibre dans la production des neurotransmetteurs cérébraux.

Il en est de même pour la fatigue. Dans des circonstances « normales », elle signale qu’il est temps de se reposer car on a trop « tiré sur la corde », au niveaux physique et/ou nerveux.

La fatigue produite par la fibromyalgie est différente. Non seulement elle ne résulte pas d’un excès d’activité ou de stress, mais les mots manquent pour en parler. Il est difficile de faire comprendre à l’autre (l’entourage, le médecin…) la nature exacte de cette sensation accablante qui envahit tout le paysage intérieur et corporel.  

Cette fatigue, si difficile à décrire, est à la fois physique, psychique et morale. Le moindre geste devient pénible. La force physique diminue au point que l’on ne parvient plus à dévisser le bouchon d’une bouteille. Les gestes perdent leur précision et une maladresse inhabituelle s’installe. Le moral est en berne au point parfois de déclencher une véritable dépression. La résistance au stress diminue et le moindre aléa de la vie quotidienne prend des proportions insurmontables.

Cette fatigue intense et inexplicable est liée, elle aussi, au fonctionnement du système nerveux et du cerveau. Il en est de même de nombreux symptômes secondaires : le sommeil, les troubles digestifs, les acouphènes… ont également à voir avec des déséquilibres nerveux et cérébraux.

 

A l’origine des symptômes…

Même si la médecine ne connaît pas avec précision les rouages de la fibromyalgie,  on sait donc qu’elle résulte d’un dysfonctionnement du système nerveux autonome et du système de contrôle de la douleur. Cela mérite quelques explications.

Le système nerveux autonome gère nos fonctions corporelle inconscientes : respiration, digestion, battements cardiaques…  Il joue un rôle majeur dans notre équilibre interne. Il est formé de fibres nerveuse spécifiques, qui tapissent les parois externes des vaisseaux, du tube digestif, des bronches, du cœur…  La modulation des informations qui circulent dans cette partie du système nerveux se fait via deux branches complémentaires et indissociables : le système orthosympathique et le système parasympathique.

La première a une fonction d’accélérateur, la seconde de frein. La branche orthosympathique stimule les différentes fonctions, alors que la branche parasympathique les ralentit. Toutes nos fonctions sont, peu ou prou, sous le contrôle de ces deux branches, dont l’équilibre s’avère donc primordial pour notre bien-être et notre santé.

Le problème vient du fait que notre vie actuelle, avec son lot de stress, de tension, d’émotions…, fait souvent pencher la balance du côté de l’orthosympathique, donc de l’accélération. En résulte une sur-stimulation permanente du système nerveux, qui finit par provoquer des troubles : fatigue, altération du sommeil, douleurs abdominales, difficultés digestives, maux de tête, anxiété… Autant de symptômes qui font partie du « tableau » de la fibromyalgie.

Les recherches ont également révélé, chez les patients fibromyalgiques, des anomalies dans la chimie cérébrale, que l’on pense aujourd’hui d’origine génétique et/ou hormonale (d’où la proportion importante de femmes). Toutes les zones du cerveau semblent impliquées : l’hippocampe qui régule le stress, l’amygdale qui participe à l’équilibre émotionnel, le cortex cingulaire qui joue le rôle de médiateur des émotions…

De nombreux neurotransmetteurs participent à la modulation de la douleur. Certains sont directement antalgiques, comme les enképhalines et les endorphines. D’autres modulent le message douloureux dans le cerveau : dopamine, noradrénaline, sérotonine… Chez les patients souffrant de fibromyalgie (surtout ceux qui ont des douleurs très intenses), on a constaté des déséquilibres dans l’activité de ces neurotransmetteurs.

Une chose est sûre : on sait aujourd’hui que la fibromyalgie prend naissance dans ces déséquilibres du système nerveux et des neurotransmetteurs cérébraux. On comprend donc que le stress et les chocs émotionnels jouent un rôle important dans le déclenchement et l’évolution de cette maladie (voir l’interview du Dr Rougier ci-dessous).

Annonce spéciale

 

fd5ed7d1-fd90-43f9-9e36-73a2ea71cf5eLe livre de Marie Borrel préfacé par Yann Rougier :
« Le grand livre de la fibromyalgie »

Douleurs, fatigue, troubles de l’humeur et du sommeil, troubles gastro-intestinaux… il est possible de soulager les symptômes de la fibromyalgie grâce à un ensemble de gestes naturels. Mais comment faire le tri entre les gestes vraiment utiles et les autres ? Comment créer un programme cohérent capable d’apporter une véritable amélioration, au cas par cas ? C’est à ces questions que ce livre répond.

Suite de la lettre :

 Du côté des traitements

Aujourd’hui, on ne connaît pas de traitement médicamenteux capable de guérir cette maladie plurifactorielle. Mais les médecins proposent une approche pluridisciplinaire. Les médicaments y jouent un rôle central : antalgiques pour atténuer les douleurs (pas toujours efficaces), anxiolytiques pour calmer le système nerveux, antidépresseurs pour améliorer l’humeur. Parfois, des antiépileptiques sont même prescrits. Ces médicaments  ne sont pas dénués d’effets secondaires, d’autant que les cocktails médicamenteux sont parfois détonants.

Si les traitements médicamenteux sont souvent indispensables, il est possible d’améliorer leur efficacité et d’en diminuer les doses en redonnant au corps ses capacités d’autoguérison (voir l’interview du Dr Rougier ci-dessous). Et cela passe par les outils classiques issus des neurosciences appliquées : respiration, gestion du stress et des émotions, alimentation, détox. Les médecins commencent à se tourner vers des outils complémentaires pour accompagner les traitements qu’ils prescrivent. Aujourd’hui, ils proposent souvent à leurs patients un soutien psychologique qui permet de mieux connaître la maladie afin de mieux l’accepter ; une technique psychocorporelle pour apprendre à gérer leur stress ; la pratique régulière d’une activité physique adaptée… C’est un début, mais ce n’est pas suffisant.

 

Un programme qui aide à lutter contre la fibromyalgie

Il ne faut surtout pas mettre fin aux traitements médicamenteux brutalement et sans contrôle médical. Mais en parallèle, les patients peuvent mettre en place  des exercices respiratoires, des relaxations, un programme alimentaire et des gestes détox. C’est cet ensemble qui rééquilibrera peu à peu leur métabolisme et leur système nerveux, permettant souvent d’abaisser les doses de médicaments et d’atténuer leurs effets secondaires (voir l’interview du Dr Rougier ci-dessous).

 

  • Mieux respirer. Les exercices respiratoires ont un effet antistress rapide. Ils constituent une aide quotidienne précieuse pour mieux « encaisser » les stress quotidiens. En plus, la respiration aide à lutter contre l’excès d’acidité du milieu intérieur qui amplifie les douleurs et la fatigue.
    • Un exercice respiratoire :
      • Asseyez-vous sur une chaise, le dos bien droit. Détendez vos épaules et fermez les yeux.
      • Inspirez profondément par le nez et poussez un profond soupir, bouche ouverte.
      • Puis fermez la bouche et inspirez par le nez en comptant lentement jusqu’à 3.
      • Expirez par le nez en comptant lentement jusqu’à 6.
      • Maintenez ce rythme respiratoire pendant 5 minutes.
      • Au fil des exercices, vous pourrez ralentir le rythme : inspirer en comptant jusqu’à 4 et expirer en comptant jusqu’à 8.

 

  • Mieux manger. L’alimentation constitue, avec la respiration, le second pilier fondamental de notre existence. Quelques règles alimentaires simples permettent de fournir au corps ce dont il a besoin pour fonctionner, tout en limitant les aliments qui ont un effet délétère sur le métabolisme, notamment ceux qui augmentent l’acidité intérieure, et ceux qui ont un impact glycémique important.
    • Les règles de base :
      • Limitez votre consommation de sucres et de céréales raffinées (sucreries, pain blanc, viennoiseries, riz précuit, aliments industrialisés…). Ces aliments ont un effet acidifiant et un impact violent sur la régulation du taux de sucre dans le sang (la glycémie). Ils nourrissent ainsi à la fois les douleurs, la fatigue, les troubles du sommeil…
      • Préférez les produits de la mer et les volailles à la viande rouge. Cette dernière est très acidifiante. Et n’exagérez pas avec les quantités : 150 à 200 g par jour sont amplement suffisants.
      • Augmentez votre consommation de légumes. Ils renferment des minéraux qui s’opposent à l’effet acidifiant des autres aliments, tout en ayant un impact très limité sur la glycémie. Ils fournissent également au corps nombre de nutriments précieux : vitamines, anti-oxydants, enzymes…
      • N’oubliez pas les légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches…). Leur impact glycémique est raisonnable, ils fournissent vitamines et minéraux, ainsi que des protéines végétales.
      • Côté céréales (pain, pâtes, riz…), choisissez-les complets ou semi-complets. Leur impact glycémique sera plus bas, ils seront plus riches en nutriments, et ils fourniront des protéines qui, associées à celles des légumineuses, vous permettront de remplacer une partie de la viande que vous consommez d’habitude sans que votre corps subisse de carence.

 

  • Mieux gérer le stress et les émotions. C’est essentiel pour que votre système nerveux puisse se rééquilibrer et mieux résister à la tension nerveuse à laquelle il est impossible d’échapper dans notre vie quotidienne. De nombreuses techniques permettent d’apprendre à se relaxer : yoga, qi gong, relaxation de type Jacobson, training autogène, méditation de pleine conscience… Vous pouvez aussi pratiquer, matin et soir, un exercice simple.
    • Un exercice de relaxation :
      • Vous êtes allongé dans votre lit, la tête à plat sur le matelas ou posée sur un oreiller fin. Vous respirez calmement et profondément, les yeux fermés.
      • Contractez vos mollets, concentrez-vous sur la contraction pour bien la ressentir, puis relâchez.
      • Procédez de la même manière avec vos cuisses, vos fesses, votre abdomen, vos bras, vos épaules, votre visage.
      • Selon le temps dont vous disposez, contractez et détendez tout votre corps, de haut en bas, ou seulement une partie : les jambes, les bras…
      • Cet exercice instaure d’abord une détente physique, puis par répercussion mentale. La concentration sur les sensations corporelles permet de court-circuiter le flot de pensées obsédantes et d’émotions négatives.

 

    • Détoxifiez votre corps. En éliminant mieux vos déchets (à commencer par les résidus des médicaments que vous prenez), vous aiderez globalement votre métabolisme. Pour cela, il suffit de faire régulièrement des cures de plantes ciblées sur les organes d’élimination (les émonctoires) afin de les stimuler et de les soutenir dans leur tâche.
      • Pour le foie : artichaut, radis noir, desmodium, chardon-marie… Faites une cure d’une de ces plantes (ou d’un mélange) pendant trois semaines, une fois par trimestre. 
      • Pour les reins : orthosiphon, piloselle, reine-des-prés… Faites aussi une cure de trois semaines, une fois par trimestre, d’une plante ou d’un mélange.
      • Un petit focus sur les métaux lourds et l’aluminium : ces substances sont suspectées de jouer un rôle dans le déclenchement et l’évolution de la fibromyalgie. Vous ne risquez rien à inscrire à votre programme une cure de micro-algues qui facilitent leur élimination : klamath, chlorella, spiruline… Procédez également par cure de trois semaines, une fois par trimestre.
      • Veillez toujours à observer une pause de 8 à 10 jours lorsque vous passez d’une plante à une autre.

 

 

 

Les traitements naturels qui aident à gérer les symptômes

Nous l’avons dit : la fibromyalgie se manifeste par un ensemble de symptômes très variés et différents pour chaque patient. Au programme global, il est possible d’ajouter un traitement naturel destiné à lutter contre tel ou tel symptôme. Impossible d’en faire le tour ici, mais voici quelques thérapeutiques naturelles qui peuvent vous aider. Demandez conseil à un thérapeute spécialisé, qui établira un traitement adapté à votre cas.

  • L’homéopathie. Cette médecine soigne avec des doses infinitésimales. Plantes, minéraux ou animaux sont dilués à l’extrême dans les granules, dont le choix doit respecter au maximum la manière dont la personne manifeste ses symptômes. Le choix appartient donc au médecin homéopathe qui saura vous observer pour établir le traitement.
    Celui-ci peut contribuer à soulager la fatigue, améliorer le sommeil, atténuer les douleurs, calmer les troubles digestifs, cutanés ou urinaires…
  • Les huiles essentielles. Ces extraits de plantes, extrêmement concentrés, sont délicats à manier par voie orale. Ce mode d’administration est réservé au thérapeute. En dehors de toute prescription, il est cependant possible de les utiliser en massage, en friction, en bains, en inhalation…
    Les huiles essentielles aident à gérer de nombreux symptômes. La lavande et la mandarine jaune font baisser le niveau de stress et améliorent le sommeil. L’épinette noire est stimulante. La gaulthérie couchée atténue les douleurs locales. Pour ne citer que quelques exemples.
  • Le yoga. Parmi toutes les techniques psychocorporelles dont la pratique peut vous aider, celle-ci est sans doute la plus efficace. Formez-vous auprès d’un enseignant, puis effectuez chez vous, matin et soir, les postures (les asanas) qui vous apportent de l’apaisement.
    Le yoga aide notamment à restaurer le sommeil, à apaiser la tension nerveuse, à stimuler le métabolisme, à améliorer la mobilité articulaire, à dissoudre les crispations musculaires, à atténuer les douleurs…

 

C’est ainsi, en organisant vous-même le programme qui convient à « votre » fibromyalgie, qui vous améliorerez votre qualité de vie, atténuerez vos symptômes et retrouverez progressivement un quotidien supportable, voire agréable. C’est en devenant ainsi « acteur » de votre guérison que vous parviendrez d’abord à mieux vivre avec votre fibromyalgie, puis à la faire taire. Car c’est possible ! On ne parle pas de guérison pour la fibromyalgie, mais il est possible d’en atténuer les manifestations au point de l’oublier. Ce qui, finalement, revient presque au même…

 

Annonce spéciale

 

Voici le cocktail de vitamines qu’il vous faut pour venir à bout des douleurs dans tout le corps, du stress, de la fatigue chronique, et des troubles du sommeil :

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Suite de la lettre :

Trois questions à Yann Rougier

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« La fibromyalgie est un burn-out neuro-psycho-musculaire»

 Tout le monde peut-il développer une fibromyalgie ?

Dr Yann Rougier : La fibromyalgie se développe sur un terrain génétiquement prédisposé. En plus, elle apparaît souvent à la suite d’un traumatisme physique, d’une intervention chirurgicale, d’une infection, d’un traitement lourd (chimiothérapie…), voire d’un choc psycho-émotionnel douloureux. Cette maladie a donc besoin d’un déclencheur pour se manifester. Mais une fois installée, elle évolue sans cesse. Dans un premier temps, les symptômes vont et viennent. La personne est gênée dans sa vie quotidienne mais elle peut poursuivre ses activités. Dans un second temps, les symptômes deviennent chroniques. La vie quotidienne devient de plus en plus pénible. Si rien n’est fait, dans un troisième temps, la personne se sent « invalide » et s’isole. Pour ne pas entrer dans ce cercle vicieux, il est essentiel que les personnes touchées par la fibromyalgie s’impliquent dans leur traitement. Avec l’aide de leur médecin, bien sûr. Mais au-delà des traitements médicamenteux, souvent indispensables, elles doivent intégrer à leur vie quotidienne des gestes qui aident à rééquilibrer leur système nerveux dans son ensemble, cerveau compris.

 

Quel est le rôle du stress et des émotions négatives dans le développement de cette maladie ?

Dr Yann Rougier : Si la tristement célèbre dépression est un burn-out moral, la fibromyalgie m’apparaît comme un burn-out psycho-neuro-musculaire. J’en reviendrai, une fois encore, aux 5 facteurs du Vivant. Rappelez-vous : tout ce qui est vivant et humain, de la plus petite cellule à l’organisme le plus complexe, respire, se nourrit, se protège, pense et ressent des émotions. Lorsque tout ou partie de ces facteurs est déséquilibré, c’est la santé qui en pâtit. C’est particulièrement vrai pour la fibromyalgie.  Notre système nerveux relaie, dans tout notre corps, les impacts du stress, de la tension nerveuse et des chocs émotionnels. Mieux gérer ses flux de pensée face au stress et adoucir l’impact des émotions devient la clé essentielle de la prévention et du traitement de cette maladie. 

 

Qu’en est-il des autres facteurs, comme la détox ou l’alimentation ?

Dr Yann Rougier : Chaque « facteur du vivant » est impliqué dans la construction de la fibromyalgie. Certains plus que d’autres, c’est vrai. Mais tous le sont à leur niveau. C’est donc sur tous ces facteurs qu’il faut agir pour « déconstruire » la maladie, pierre par pierre. L’alimentation est l’agent principal de l’excès d’acidité qui fait le lit de l’inflammation silencieuse à l’origine des phénomènes douloureux. L’impact glucidique des aliments (leur apport en sucres rapides) joue un rôle au niveau de nombreux symptômes secondaires : fatigue, sommeil, prise de poids… Adapter son alimentation au quotidien devient un véritable agent de rééquilibrage. Quant à la détox, elle intervient de manière plus globale encore. Des organes bien drainés, dépollués, détoxifiés, renforcent les capacités d’autoguérison. Il ne faut pas banaliser ces outils-détox de base sous prétexte qu’ils ressemblent parfois à des recettes de grand-mère. Les personnes atteintes de fibromyalgie ont beaucoup à gagner à soutenir l’activité de leurs organes émonctoires (reins, foie, intestin), car leur système d’élimination est alourdi par la prise de médicaments. En les aidant, ils peuvent équilibrer leur métabolisme global et améliorer l’efficacité de leurs traitements.

Une note pour conclure

Si après son énorme coup de barre, Stéphane a retrouvé son tonus et son côté battant en quelques semaines, c’est peut-être (j’ose le croire) parce que je lui ai passé quelques boîtes d’Apaisement d’Actinutrition dont je vous parle aussi dans cette lettre.

Pour lui, ça a semble-t-il bien fonctionné mais attention, ce n’est pas un produit-miracle. Certaines personnes ne réagissent pas à ces compléments alimentaires qui favorisent la relaxation et la détente. Par ailleurs, plus votre niveau de fatigue est élevé, plus il sera long et délicat d’en faire disparaître les signes.

Gardez toujours à l’esprit comme le signale le Dr Rougier dans cette lettre qu’une alimentation saine, variée et équilibrée reste le point de départ de toute démarche de lutte contre la fatigue. Par ailleurs, la prise de ces compléments sera plus efficace si vous la complétez par la prise d’oméga-3 et d’un bon multivitamines.

Ces gestes simples font partie de l’hygiène de vie quels que soient votre façon de vivre et vos éventuels problèmes de santé, donc s’ils ne vous font pas immédiatement du bien, ils ne vous feront en tout cas pas de mal. Je vous laisse donc l’adresse si vous souhaitez vous procurer le produit Apaisement d’Actinutrition : vous pouvez cliquer ici.

Bien à vous,

Philippe Monteiro Da Rocha

PS : Les produits que nous recommandons sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d’ingrédients et de qualité de fabrication.


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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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