Cher lecteur, chère lectrice,

L’autre jour, surfant sur Youtube à la recherche de replays d’émissions sur l’Histoire (oui, je suis fan de Franck Ferrand et Stéphane Bern !), je suis tombé un peu par hasard sur un documentaire absolument fascinant*.

Il explique en 80 minutes par quelle redoutable machination on en est arrivé à accuser, dès les années 50 et 60, le cholestérol d’être à l’origine de toutes les maladies cardiovasculaires possibles et imaginables, en profitant de l’occasion pour absoudre d’autres suspects très sérieux comme l’hypertension, l’obésité, le tabac et la sédentarité.

Complot ou pas, cette entreprise faisandée fait, dès les années 80, deux grands bénéficiaires : d’une part l’industrie agroalimentaire qui se lance à fond sur la vente d’huiles végétales light et de produits allégés en cholestérol, et d’autre part, les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent des molécules miracles pour faire baisser le taux de cholestérol, les fameuses statines.

Comme d’après les dernières études, près d’un tiers des adultes âgés de 45 ans et plus ont un taux de mauvais cholestérol (LDL) trop élevé, c’est à dire supérieure à la norme en vigueur en France (1,6 g/l de sang), la question de la dangerosité du cholestérol m’a vite intrigué.

Les maladies cardiovasculaires sont devenues, au fil des dernières décennies, la première cause de mortalité dans les pays occidentaux, devant les cancers. Pas étonnant que le cholestérol ait été désigné « responsable en chef » des maladies cardiovasculaires. Rien d’étonnant non plus à ce qu’on le rende directement responsable d’un grand nombre de décès.

La réalité, comme c’est souvent le cas, s’avère plus complexe et nuancée. Pour comprendre le rôle du cholestérol dans notre santé, il faut avant tout faire connaissance avec cette matière grasse pas comme les autres.

Qu’est-ce que le cholestérol ?

Disons-le tout de suite : le cholestérol est une matière grasse indispensable à notre organisme. Cette molécule lipidique participe à de nombreuses fonctions vitales. C’est, avant tout, un constituant des membranes cellulaires. Celles-ci en ont absolument besoin pour se régénérer et conserver leur souplesse et leur perméabilité.

Comme nos cellules ne sont pas dotées d’une « petite bouche » pour se nourrir, ni d’un « petit nez » pour respirer, c’est à travers leur paroi que se font tous les échanges avec leur environnement. C’est par cette voie qu’elles absorbent les nutriments et l’oxygène dont elles ont besoin, mais aussi les hormones et bien d’autres substances indispensables qui circulent dans le réseau sanguin.  C’est de la même manière qu’elles se débarrassent de leurs déchets ou qu’elles reçoivent les messages qui leur permettent de mener à bien leurs activités de manière adéquate.

Des parois cellulaires trop rigides freinent l’alimentation et l’oxygénation cellulaire, et mettent en péril les indispensables échanges intercellulaires. On comprend aisément qu’un déficit en cholestérol est au moins aussi grave (mais heureusement plus rare) qu’un excès.

Ce lipide participe aussi à l’immunité et à la circulation des informations entre les neurones du cerveau. On dit encore de lui que c’est un précurseur hormonal, car il intervient dans la production de nombreuses hormones comme le cortisol, les œstrogènes, la progestérone  et la testostérone. Il est également impliqué dans la fabrication des sels biliaires si importants pour notre digestion. Sans lui, nous ne pouvons pas produire la précieuse vitamine D (la seule vitamine en partie produite par l’organisme). Pour ne citer que quelques exemples…

D’où vient le cholestérol ?

Notre alimentation joue un rôle en la matière, mais celui-ci n’est pas majeur. Mais là encore, il faut tordre le cou à une idée fausse. La majeure partie de notre cholestérol (près de 80%) est fabriqué par notre corps (principalement par le foie) à partir des graisses alimentaires. Seule la petite fraction restante est directement apportée par les aliments. La chasse au cholestérol alimentaire (notamment contenu dans les œufs, les abats, certains crustacés…) n’a donc qu’un impact limité sur la quantité de cholestérol qui circule dans nos artères.  

Pourtant, dans les années 1980, les industriels de l’agro-alimentaire ont créé des gammes de produits « sans cholestérol » de manière parfois baroque. Un exemple : aux Etats-Unis, on a vu apparaître dans les rayons des supermarchés des « haricots verts sans cholestérol ». Inutile de le préciser : le taux de lipides dans ces légumes avoisine le zéro (0,1g pour 100g) et ils ne contiennent pas le moindre microgramme de cholestérol à l’état naturel. Il s’agissait donc de pur marketing. C’était peut-être une première incitation à modifier l’alimentation quotidienne, dans un pays où l’obésité et les maladies cardiovasculaires atteignent un taux exceptionnellement élevé.

En fait, ce sont la qualité globale et l’équilibre de l’alimentation qui permettent de réguler le taux de cholestérol sanguin. La « chasse au gras » qui a prévalu dans les dernières décennies du XXème siècle a cédé la place, aujourd’hui, à une approche plus mesurée. Il s’agit donc d’adapter globalement son alimentation et de mieux choisir les matières grasses que l’on consomme (voir plus loin).

Pour l’heure, nous devons essayer de comprendre pourquoi certaines personnes fabriquent plus de cholestérol que d’autres. L’alimentation intervient bien sûr, mais ce n’est pas le seul facteur sur lequel vous pouvez agir pour réguler votre taux de cholestérol. Le stress joue aussi un rôle central, ainsi que l’activité physique (voir  ci-dessous l’interview du Dr Rougier). Autant dire que l’hygiène de vie globale est impliquée dans l’histoire.

Mais avant cela, il faut savoir que nous sommes inégaux devant le cholestérol comme nous le sommes devant la taille ou le poids !  A partir d’une alimentation identique et d’une hygiène de vie comparable, certaines personnes produisent plus de cholestérol que d’autres. Cette injustice possède une dimension génétique, mais elle est également liée à notre histoire personnelle.

Pendant la toute petite enfance, notre foie « programme » sa production de cholestérol en fonction de l’alimentation que l’on reçoit. Le lait maternel contient de grandes quantités de cholestérol dont le tout-petit a besoin pour faire face à ses énormes besoins, dictés notamment par la maturation des cellules du cerveau. S’il vient à en manquer, son foie prendra l’habitude d’en fabriquer beaucoup pour compenser. Une fois l’habitude prise, il devient difficile de faire machine arrière et l’adulte que deviendra ce bébé carencé continuera à fabriquer beaucoup de cholestérol. C’est pourquoi, depuis quelques années, les laits pour biberons sont enrichis en corps gras.

Bon ou mauvais cholestérol ?

Autrefois, les analyses sanguines permettaient de connaître le taux global de cholestérol circulant dans les artères. Aujourd’hui, ces examens fournissent le taux de HDL et de LDL, couramment appelés « bon » et « mauvais » cholestérol. Une dénomination pas vraiment appropriée, nous allons le voir.

Il existerait donc deux variétés de cholestérol ? Pas du tout ! C’est un seul et même lipide qu’utilisent nos cellules. Mais pour se rendre jusqu’à celles qui en ont besoin, le cholestérol circule dans le sang. Or, il ne possède ni pagaies ni nageoires pour se déplacer dans ce milieu liquide. Il emprunte donc des sortes de petites barques : des lipoprotéines (molécules associant des lipides et des protéines). Il en existe deux types : le LDL (low density protéins) et le HDL (high density protéins).

Lorsque le cholestérol s’accroche à la première (LDL), on le qualifie de « mauvais cholestérol », alors qu’on parle de « bon cholestérol » lorsqu’il s’arrime à la seconde (HDL). Pourquoi ? Parce que chaque type de lipoprotéine possède un rôle bien défini. Le LDL est un livreur qui apporte le cholestérol jusqu’aux cellules. Celles-ci utilisent ce dont elles ont besoin et délaissent le reste. Le HDL entre alors en scène. Il agit comme un éboueur qui récupère  cet excédent pour le ramener vers le foie où le cholestérol est soit réutilisé, soit dégradé et éliminé (l’organisme est un champion en matière de recyclage !).

Si le HDL est considéré comme plus bénéfique que le LDL, c’est qu’il est chargé de l’élimination. Si vous possédez un fort taux de LDL et un faible taux de HDL, la livraison de cholestérol aux cellules sera importante mais l’élimination de l’excédent laissera à désirer. En revanche, un bon taux de HDL garantit que l’excédent sera bel et bien débarrassé, même si les livraisons sont abondantes.

C’est pourquoi aujourd’hui, on regarde de près la relation entre HDL et LDL. Celui-ci doit être d’environ 2 pour 1. A quantité globale égale, ceux qui ont au moins deux fois plus de HDL que de LDL ont de meilleures chances d’échapper aux maladies cardiovasculaires. Mais cela ne signifie pas que ce LDL soit, en lui-même, mauvais. Il est tout aussi indispensable que le HDL. Tout est, comme souvent, une question de mesure.

Reste une question : quel taux global de cholestérol est acceptable ? Dans les années 1970, on estimait qu’il ne devait pas dépasser 3 g par litre de sang. Aujourd’hui, cette norme a été revue à la baisse : autour de 2 g. Tous les chercheurs et les médecins ne sont pas d’accord sur cette limite. De fait, on sait que certaines personnes ayant un taux élevé de cholestérol sanguin échappent aux problèmes cardiovasculaires, alors que d’autres bénéficiant d’un taux normal peuvent avoir un infarctus ou un accident  vasculaire.

Un autre élément intervient dans la formation des plaques d’athérome : les triglycérides. Ce sont des matières grasses qui circulent dans le sang, et qui constituent la “colle” qui permet au cholestérol, et aux autres éléments présents dans les plaques (minéraux, déchets…), de s’agglomérer. Or, ce sont les sucres alimentaires qui sont à l’origine de ces matières grasses. Le foie (toujours lui !) fabrique ces triglycérides à partir des sucres, qu’il transforme notamment pour les stocker dans les cellules graisseuses. Une bonne alimentation anti-cholestérol implique donc également les sucres (notamment rapides, comme ceux contenus dans les bonbons, les sodas, les pâtisseries…).

Comment le cholestérol est-il devenu un ennemi à abattre ?

Pour le comprendre, il faut remonter le temps. Zoom back caméra ! Dans les années 1950, des chercheurs américains ont trouvé du cholestérol dans les plaques d’athérome qui se forment parfois sur les parois artérielles, risquant de les boucher. La principale équipe travaillait sous la houlette d’Ancel Keys, un chercheur de l’Université du Michigan qui avait soigné le président Eisenhower après un infarctus. Il jouissait donc d’une grande popularité.

Le responsable de nombreuses maladies cardiovasculaires était tout trouvé et le corps médical s’est engouffré dans la brèche : pour prévenir ces maladies, il suffisait de faire la chasse au cholestérol. L’industrie pharmaceutique a suivi le mouvement en mettant au point des médicaments capables de le faire baisser.

C’était oublier un peu vite que ces plaques contiennent aussi d’autres substances, comme du calcium, des fibres ou des déchets. En outre, d’autres facteurs interviennent dans le risque cardiovasculaire. Les états micro-inflammatoires consécutifs à l’acidification de l’organisme l’augmentent, ainsi que l’intoxination latente. Le stress intervient également, nous l’avons dit, ainsi que la sédentarité.

Entendons-nous bien : même s’il n’est pas le seul impliqué, le cholestérol participe forcément à la formation de ces plaques qui, lorsqu’elles se développent ou se brisent en parcelles, risquent de boucher les artères ou les vaisseaux artériels. Mais une bonne protection contre l’excès de cholestérol et ses conséquences doit associer plusieurs outils : l’alimentation, bien sûr, mais aussi la détox pour débarrasser l’organisme de ses déchets accumulés, les techniques antistress pour faire baisser le niveau de tension nerveuse, l’activité physique…  Quelques plantes et huiles essentielles bien choisies complètent ce programme de vie quotidienne.

Le cholestérol dans l’assiette

La chasse au gras n’est plus d’actualité. Les lipides sont des nutriments majeurs, dont nous avons absolument besoin. Comment réguler le taux global de cholestérol et surtout conserver un bon équilibre entre HDL et LDL ? En choisissant mieux les graisses alimentaires, mais aussi en équilibrant l’alimentation, en évitant de consommer trop de sucre et de glucides rapides, en augmentant la consommation de fibres qui piègent le cholestérol dans le tube digestif, et en privilégiant les aliments anti-acides.

  • Mangez des Omega 3. Toutes les matières grasses sont constituées de composants, les acides gras, dont certains favorisent la production du « bon » cholestérol au détriment du « mauvais ». Les Omega 3 sont les principaux. En outre, ils ont un effet anti-inflammatoire.
    On les trouve principalement dans les huiles végétales, notamment celles de colza, de lin, de cameline et de noix. L’huile de colza est préférable pour la cuisson, les autres pour l’assaisonnement.
    Vous trouverez aussi des Omega 3 dans les poissons gras (thon, saumon, sardine, maquereau…), qui sont préférables à la viande dans le cadre d’une alimentation anti-cholestérol.
    En pratique, préférez les produits de la mer à la viande, cuisinez avec de l’huile de colza ou d’olive (qui supportent bien la chaleur) et utilisez les autres huiles végétales crues, en assaisonnement.
  • Faites une place aux fibres. Ces constituants des végétaux piègent une partie du cholestérol présent dans l’intestin à la fin de la digestion. Cela permet de diminuer naturellement le taux de cholestérol.
    En pratique, augmentez votre consommation de fruits et légumes frais, ainsi que de légumineuses (haricots, lentilles…). Privilégiez les céréales complètes ou semi-complètes qui sont beaucoup plus riches en fibres que les céréales raffinées.

 

  • Allez-y doucement avec le sucre.  Le sucre blanc, les sucreries, les pâtisseries (surtout industrielles), les sodas… fournissent à l’organisme de grandes quantités de sucres rapides qui déséquilibrent le métabolisme. On sait aujourd’hui qu’ils ont un effet sur la gestion du cholestérol. En plus, ils sont acidifiants, ce qui intensifie les états micro-inflammatoires impliqués dans le risque cardio-vasculaire.
    En pratique, évitez le sucre blanc et remplacez-le par du sucre complet ou du sirop d’agave. Evitez aussi les produits industriels (sucreries, confiseries, viennoiseries, pâtisseries, sodas…), y compris les plats tout prêts salés qui renferment des sucres cachés. Préférez le pain complet ou semi-complet, tout comme le riz ou les pâtes qu’il vaut mieux également choisir complets.

 

  • Mangez plus gras le matin. C’est en début de matinée que l’organisme utilise en priorité le cholestérol, notamment pour la régénération des parois cellulaires. Rien ne vous empêche donc de manger une tartine beurrée ou un œuf à la coque au petit-déjeuner. En revanche, évitez de manger trop gras le soir (surtout les graisses animales).
  • Deux compléments alimentaires en plus. La lécithine de soja et la levure de riz rouge contribuent à la régulation du taux de cholestérol sanguin.

 

    • La lécithine de soja agit à plusieurs niveaux. Pendant la digestion, elle émulsionne les graisses, ce qui les rend plus faciles à digérer et améliore leur assimilation par les cellules. Il reste donc moins de graisses circulant dans le sang. Ensuite, elle freine le dépôt des graisses sanguines sur les artères et empêche leur oxydation. Enfin, elle augmente le taux de bon cholestérol au détriment du mauvais. On la trouve sous forme de poudre libre (à ajouter à un yaourt ou une compote) ou conditionnée en gélules. Il est conseillé d’en prendre 1,5 g par jour, par cure de trois mois renouvelable.

 

    • La levure de riz rouge renferme des substances naturelles proches des statines (le médicament anti-cholestérol le plus prescrit). Elle permet donc de diminuer le taux de cholestérol, notamment de LDL. Mais cette levure doit être prise avec précaution.

      On trouve la levure de riz rouge conditionnée en gélules. Ne dépassez pas les doses recommandées par le fabricant pour éviter tout effet secondaire. Procédez également en cures de trois mois renouvelables.Attention : ne prenez pas de levure de riz rouge si vous êtes déjà sous traitement médicamenteux, car les effets pourraient alors s’avérer très néfastes.

 

Détoxifiez votre foie et vos reins

C’est principalement dans le foie qu’est synthétisé le cholestérol à partir des graisses alimentaires. On comprend qu’un foie encombré de déchets ne peut pas mener à bien cette tâche dans de bonnes conditions. En outre, les déchets traités par le foie (c’est une véritable usine de recyclage !) sont relâchés dans la circulation sanguine pour être éliminés dans l’urine. Une détox rénale complète donc, la détox hépatique.

  • Pour nettoyez votre foie. Intégrez dans votre alimentation les aliments qui détoxifient cet organe : artichaut, radis noir, pissenlit, citron… Faites en plus, quatre fois par an (aux changements de saison), une cure de plantes drainantes comme le chardon-marie, la fumeterre, l’artichaut (feuilles) ou le boldo. Comptez trois semaines de cure.
  • Pour améliorer l’élimination rénale. Là encore, vous pouvez compter sur les plantes. Mais cette fois, vous choisirez celles qui ont un effet diurétique, comme l’orthosiphon, la piloselle, les queues de cerise ou la reine-des-prés. Procédez également par cure de trois semaines, en alternance avec les plantes à visée hépatique.
  • Le tabac et l’alcool sont deux ennemis de votre santé cardiovasculaire. Alors supprimez-les ou, si vous n’y arrivez pas, ayez la main légère.

Bougez !

Dans les années 1970, une équipe de chercheurs a étudié les membres d’une tribu Masaï, un peuple africain qui se nourrit presque exclusivement de viande, de produits laitiers et de graisses animales. Ils ont été très étonnés de constater que leur taux de cholestérol était élevé, mais qu’ils ne connaissaient pas les maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Parce que les Masaï ont une activité physique intense et permanente.

Aujourd’hui, on sait que la sédentarité a un impact négatif très important sur les maladies cardiovasculaires. La solution est simple : bougez ! En plus, une activité physique régulière permet d’augmenter le taux de « bon cholestérol » au détriment du « mauvais ».

Vous n’êtes pas du genre sportif ? Alors marchez… Une demi-heure à une heure de marche par jour, sur un rythme régulier et assez soutenu, suffit à vous prodiguer de nombreux bienfaits, à commencer par une meilleure santé cardiovasculaire.

Les plantes

Manger mieux, apprendre à vous relaxer (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier), nettoyer régulièrement votre organisme, pratiquer une activité physique régulière : ce sont les quatre piliers d’une bonne hygiène de vie anti-cholestérol. Il faut y ajouter un cinquième : les plantes et les huiles essentielles. Certaines ont un impact intéressant sur le taux de cholestérol

  • Le thé vert. Plusieurs études ont montré qu’une consommation régulière de thé vert contribue à réguler le taux de cholestérol sanguin. Vous pouvez en boire jusqu’à 1 litre par jour, légèrement infusé (3 à 4 mn). En plus, il est diurétique ce qui favorise l’élimination rénale.

 

  • L’ail. Aliment ou plante médicinale ? Dans tous les cas, l’ail est l’ami de votre système cardiovasculaire et l’ennemi de votre cholestérol. Un double bénéfice. Mangez de l’ail souvent si vous appréciez sa saveur. Sinon (ou en plus), vous pouvez prendre des gélules d’ail en cures de trois semaines, renouvelables.
  • L’aubier de tilleul. C’est la partie la plus tendre du tronc de l’arbre, située juste sous l’écorce. Il exerce une action dépurative globale, nettoie les artères des dépôts indésirables et améliore la circulation artérielle. Vous pouvez le consommer en tisane, en extraits liquides (ampoules) ou en gélules.
  • L’huile essentielle de romarin à verbénone. Côté huiles essentielles, c’est le champion anti-cholestérol. Il est efficace par voie interne. Mais ce mode d’utilisation est délicat. Il vaut donc mieux demander conseil à un phytothérapeute ou à un naturopathe qui saura vous conseiller le mode d’emploi adéquat.

 

Vous le voyez, le cholestérol est loin d’être un ennemi. C’est aussi (et surtout) un ami indéfectible de votre organisme. C’est seulement lorsqu’il est présent en excès qu’il peut avoir des effets délétères, surtout lorsque l’hygiène de vie globale n’est pas optimale. Alors, que vous soyez sous traitement ou pas, mangez mieux, fuyez la sédentarité et le stress, donnez un coup de pouce détox à votre organisme et faites régulièrement des cures de compléments alimentaires et de plantes. Votre système cardiovasculaire vous remerciera !

 

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Suite de la lettre :

Trois questions à Yann Rougier

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« L’excès de cholestérol est un problème global ! »

L’excès de cholestérol est généralement présenté comme un problème strictement cardiovasculaire. En quoi est-il plus global ?

Dr Rougier : On peut le voir en effet comme un problème très « matériel » : une molécule est présente en quantité trop importante et il faut la diminuer. C’est ce à quoi s’attachent les traitements médicamenteux. Ceux-ci sont parfois utiles, voire indispensables. Mais ils ne suffisent pas à solutionner la situation. Une approche globale s’impose.

Aujourd’hui, les médecins assortissent leur prescription de conseils alimentaires. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Nous savons à présent que le métabolisme du cholestérol dépasse largement ce cadre nutritionnel et organique. Le système nerveux participe à la production du cholestérol en agissant directement sur le foie, et les situations de stress la modifient largement (parfois du simple au double !). Résultat : face à un patient atteint d’hypercholestérolémie, les neurosciences nous apprennent qu’il convient de préconiser prioritairement des conseils alimentaires, mais aussi des gestes antistress quotidiens (exercices respiratoires, séances de relaxation…).

Quels conseils donneriez-vous ?

Dr Rougier : Outre l’activité physique et les gestes détox (voir plus haut), il est essentiel d’apprendre à mieux gérer la tension nerveuse, les pensées négatives et les émotions perturbantes. Pour cela, le premier outil reste, une fois encore, la respiration. La pratique régulière de courts exercices respiratoires (deux ou trois fois par jour pendant 5 minutes) permet d’améliorer l’oxygénation des cellules, d’accélérer l’élimination des déchets gazeux (gaz carbonique en tête), et surtout de faire baisser la pression nerveuse qui s’exerce dans la vie quotidienne. N’oublions pas que les mécanismes qui nous permettent de digérer et d’assimiler sont sous contrôle du système nerveux. Il faudrait parler non pas de système digestif, mais de système neuro-digestif, lequel est étroitement impliqué dans la production du cholestérol, mais aussi dans la santé globale du système cardiovasculaire. On sait par exemple que l’hypertension artérielle est un facteur de risque supplémentaire pour les personnes sujettes à l’excès de cholestérol. Or, les exercices respiratoires antistress permettent de diminuer la tension artérielle lorsque celle-ci n’est pas liée à une cause physiologique, ce qui est le plus souvent le cas.

La gestion des émotions semble pourtant bien éloignée du problème. Comment mieux vivre ses émotions permet-il de limiter les problèmes liés au cholestérol ?

Dr Rougier :  Lorsqu’on parle de stress, on pense généralement à la tension accumulée dans la vie quotidienne : un bus qui n’arrive pas à l’heure et risque de vous faire arriver en retard au travail ; une relation conflictuelle avec un proche ; des enfants qui rentrent de l’école avec de mauvaises notes… C’est réduire un peu vite notre « univers émotionnel » intérieur. Les émotions que nous vivons, positives ou négatives, font résonner le « paysage émotionnel » qui s’est construit au fil des années. L’idée n’est pas d’aller débusquer nos blessures anciennes (c’est le rôle de la psychanalyse et de certaines psychothérapies), mais plutôt de stimuler les émotions positives afin de diminuer l’impact des émotions douloureuses. Pour cela, je propose un exercice simple. Le soir, lorsque vous vous mettez au lit, prenez quelques minutes pour repasser le film de votre journée « à l’envers », depuis la soirée jusqu’au réveil. Chaque fois que vous rencontrez une émotion négative (une contrariété, un conflit…), laissez-la s’évacuer. Mais lorsque vous rencontrez une émotion positive (un moment agréable, une petite joie, un cadeau…), efforcez-vous de la ressentir à nouveau et de la faire circuler dans tout votre corps. C’est tout votre métabolisme qui sera « baigné » par cette émotion positive. Et votre système cardiovasculaire dans son ensemble s’en portera mieux.

Une note pour conclure

J’espère sincèrement que toutes ces recommandations du Dr Yann Rougier vous ouvriront l’esprit pour bien gérer d’éventuels problèmes d’hypercholestérolémie qui, on l’a bien compris, sont loin de se limiter à des indications strictement alimentaires.

D’ailleurs, si vous avez besoin d’une aide pour baisser votre niveau de cholestérol dans le sang et drainer votre organisme, je vous conseille la formule détox naturelle mise au point par les Laboratoires ACTInutrition et qui s’appelle Élimination Hibiscus & Queues de cerise. Je ne veux pas vous faire croire qu’il s’agit d’un produit-miracle, ce n’est pas mon genre, mais juste vous engager à l’essayer : il peut vous faire beaucoup de bien.

Par ailleurs, gardez toujours à l’esprit comme le signale le Dr Rougier dans l’interview qu’une alimentation saine, variée et équilibrée reste le point de départ indispensable pour lutter contre l’excès de cholestérol. Vous pouvez ajouter la pratique d’une activité sportive régulière.

Au moment même où je boucle la rédaction de cette longue Lettre que vous semblez saluer pour son sérieux (je vous en remercie humblement), je m’aperçois que cette nuit (25 mars), nous allons passer à l’heure d’été. Cela me permet une transition heureuse puisque j’ai justement décidé de consacrer notre prochain rendez-vous aux horloges du corps.

Le sujet va vous passionner autant qu’il m’a fasciné : comment utiliser la chronobiologie pour optimiser sa santé, sa force mentale et son potentiel physiques. Ai-je vraiment besoin d’en dire davantage pour que vous soyez fidèle au rendez-vous ?

(*) Ce documentaire intitulé « Cholestérol : le grand bluff » a été diffusé sur la chaîne ARTE en 2016. Vous pouvez le revoir en cliquant ici.

Bien à vous,

Philippe Monteiro Da Rocha

PS : Les produits que nous recommandons sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d’ingrédients et de qualité de fabrication.


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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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