Voici comment les hormones rythment nos journées…

La majeure partie de nos rythmes biologiques est gérée par nos hormones. Elles sont comme des lettres que l’organisme associerait pour former des mots, puis des phrases, puis des livres entiers.

Ce sont les hormones qui, dans l’organisme, avertissent les organes et les systèmes concernés qu’il est temps de se livrer à telle ou telle activité. Voici quelques extraits de la pièce qui se déroule en secret, dans les coulisses de votre corps, au cours d’une journée banale.

7 h : le réveil sonne. Cela fait déjà deux heures que vos glandes surrénales ont commencé à sécréter du cortisol pour stimuler la production d’énergie au cœur de vos cellules. La mélatonine, hormone du sommeil, a commencé à refluer depuis le milieu de la nuit pour lui laisser la place. Côté alimentation, vous n’avez rien avalé depuis environ 12 heures et votre organisme a besoin de carburant. C’est la ghréline qui avertit votre cerveau qu’il est temps de donner l’ordre de manger. Votre appétit se réveille et la faim vous titille.

9 h : vous êtes prêt à l’action. Vous ressentez le besoin d’agir.  C’est l’heure où vos hormones thyroïdiennes sont au top. Elles sont sécrétées par votre glande thyroïde, sous contrôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse.

Midi : votre ventre gargouille. La ghréline, produite dans l’estomac, avertit votre cerveau qu’il est l’heure de manger. Le cortisol amplifie le message. Et vous ressentez cette impression quotidienne de « ventre creux » qui n’est en rien lié à son taux de remplissage. Dès que vous aurez absorbé suffisamment de nourriture, votre cerveau sera tenu informé par une autre hormone, la leptine, qui vous coupera l’appétit.

Quand notre horloge biologique réclame du repos…

Fin du repas : vous vous sentez fatigué. Vous avez besoin d’une petite parenthèse de calme, voire d’une courte sieste. Rien de plus normal. On attribue souvent cette torpeur « postprandiale » (qui suit le repas) à la digestion qui mobilise une partie de l’énergie disponible. La réalité est différente. C’est votre horloge biologique qui vous incite à prendre un peu de repos en diminuant la production de cortisol. Après un court laps de temps (entre 15 et 30 mn selon les individus), une sécrétion d’adrénaline vous remettra sur pieds pour l’après-midi et vous rendra toute votre efficacité.

Début d’après-midi : votre tonus remonte. Votre horloge intérieure continue à rythmer votre journée en accentuant la production d’adrénaline qui connaît son pic vers 16h30/17h. Le cortisol est encore de la partie, même s’il n’est pas sécrété en grandes quantités à cette heure. Il sert d’appoint à l’adrénaline et amplifie son effet. C’est surtout votre cerveau qui est boosté par ce mécanisme : vous avez l’esprit clair, vous vous sentez prêt à réfléchir efficacement, à vous plonger dans un dossier délicat… Profitez-en.

18 h : la journée de travail touche à sa fin. Votre capacité de concentration décline progressivement. Ce n’est pas le cas de votre forme physique. Vos muscles renferment une petite réserve de sucre (du glycogène) qui est rendue disponible à ce moment-là. Un flux de testostérone, produit par les glandes surrénales (que vous soyez homme ou femme) stimule encore votre énergie musculaire. C’est le moment idéal pour une petite séance de piscine, de vélo ou de footing. Au bout d’une trentaine de minutes d’efforts, votre hypothalamus commencera à produire d’autres hormones à l’effet antidouleur, euphorisant et anxiolytique : les endorphines. Elles vous aideront à prolonger votre séance sportive. Vous en sortirez physiquement fatigué, mais l’esprit calme et serein.

19 h : retour à la maison. Votre production d’adrénaline et de cortisol ralentit progressivement. Vous avez encore jusqu’à 22 h environ pour vous agiter. Votre cerveau a commencé à sécréter de la sérotonine, relaxante et apaisante. Il va bientôt commencer à produire de la mélatonine pour vous préparer au sommeil.

22 h : si vous êtes en couple, c’est l’heure des câlins. Vos hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) sont au rendez-vous pour stimuler votre désir. Si vous passez à l’acte, elles seront rejointes par des endorphines et de l’ocytocine, qui amplifieront votre plaisir et induiront une sérénité propice à l’arrivée du sommeil.

23 h : le sommeil vous gagne. La mélatonine, que votre glande pinéale a commencé à sécréter vers 20 h, commence à faire son œuvre. Même si cette hormone est sous dépendance directe de la lumière, elle possède un rythme propre. C’est pour cette raison que vous n’avez pas sommeil en hiver vers 18 h, dès que le soleil se couche. Cependant, sa production est largement conditionnée par le déclin de la luminosité.

Pendant la nuit, vos hormones ne dorment pas. Votre hypophyse libère de la vasopressine qui ralentit l’élimination de liquide, histoire que vous ne soyez pas réveillé par une envie pressante d’aller aux toilettes.

De la leptine est également sécrétée par vos adipocytes (cellules graisseuses) pour éviter toute faim intempestive qui pourrait déranger votre sommeil. Au milieu de la nuit, la production de mélatonine se tarit. Quelques heures plus tard, le cortisol prendra le relais. Et en route pour une nouvelle journée !

Ce scénario est le même pour tout le monde, même s’il existe des variations individuelles. Le besoin de dormir après le déjeuner, par exemple, est plus pressant pour certains que pour d’autres. Le sommeil gagne certains dès 21 h, alors que d’autres doivent attendre minuit (ou plus) avoir envie de vous mettre au lit.

C’est là que vous devez apprendre à écouter vos besoins et à les respecter. Dans la mesure du possible, bien sûr !

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