Comment maîtriser son stress pour en faire une force (lettre)

Le stress, c’est la vie ! Le stress, c’est l’ensemble des stimulations que nous recevons de notre environnement. Il mobilise notre intelligence pour nous forcer à nous adapter aux différentes situations de la vie. Voici 12 questions que vous vous posez à propos du stress.

Chère lectrice, cher lecteur,
Cet été, j’ai fait la connaissance d’un stressé heureux. Il m’a tellement bluffé sur les bienfaits du stress que j’ai eu immédiatement envie de vous en parler.

D’autant que la rentrée est toujours source de stress. On le voit comme un phénomène usant, irritant, fatigant, paralysant et hautement dommageable pour l’organisme.

Poussée d’adrénaline, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la tension : il y a des symptômes qui ne trompent pas : ça ressemble à un gros coup de stress. Et on l’a entendu mille fois, c’est la maladie du siècle. 

Mais pas si vite ! Mon stressé heureux s’appelle Hervé. Il a su me montrer avec force arguments que l’angoisse et l’anxiété peuvent devenir de formidables boosters dans la vie. 

« J’ai toujours été stressé par nature donc je sais de quoi je parle, m’a-t-il raconté. A la fac, je travaillais beaucoup plus que les autres avant les examens. Et je crois que c’est grâce à cela que je les ai toujours réussis du premier coup. »

Hervé a par la suite reproduit le même schéma dans sa vie professionnelle : « le stress m’a aidé à comprendre que mieux on se prépare avant l’obstacle, plus on a de chance de le franchir. De la même façon, mieux on affûte ses arguments avant un rendez-vous professionnel, plus on se donne de chances que ça se termine bien.« 

Le stress lui a toujours permis de fournir, en amont, le petit (parfois le gros) effort supplémentaire pour passer les étapes avec succès. C’est bien la preuve que chez certains, le stress peut être salvateur et ressembler à une réelle source de motivation.

Donc ce mois-ci, on va découvrir les moyens pratiques d’apprivoiser son stress pour en faire une force constructive dans la vie de tous les jours. Et vous aussi, ça vous intéresse forcément….

Le stress n’est pas votre ennemi

C’est une évidence dans tous les domaines : on combat mieux un ennemi que l’on connaît bien ! Le stress n’échappe pas à cette règle. Mais il faut apporter quelques bémols à ce postulat.

D’abord, le stress n’est pas forcément un ennemi. Tout dépend des circonstances, ainsi que de l’intensité et de la fréquence des évènements stressants. 

Ensuite, chacun vit le stress à sa manière. Certains supportent sans broncher des situations qui, pour d’autres, sont extrêmement perturbantes. Et ce, d’autant plus que les causes de stress sont nombreuses et très variées.

Comment s’y retrouver ? En revenant aux explications de base qui permettent de mieux cerner cet ennemi des sociétés modernes auquel bien peu d’individus échappent, qu’il s’agisse d’enfants, d’adolescents ou d’adultes.

Voici donc 12 questions que tout le monde se pose.

Chacun trouvera dans les réponses les éléments qui le concernent, et qui lui permettront de prendre le problème à bras le corps, tranquillement (il n’est pas question d’ajouter du stress au stress !) et avec efficacité.

Car des solutions naturelles existent. A chacun de les appliquer en fonction de sa situation, de son degré de résistance et des éventuels troubles que le stress provoque en lui. 

1 – Le stress : c’est quoi ?

Le terme a été employé pour la première fois dans les années 1920 par un médecin canadien, Hans Seyle. Au départ, ce mot, puisé dans le vocabulaire industriel, désigne la torsion maximale que peut subir un câble avant de se briser. Appliqué à l’Humain, il évoque la quantité de pression et de tension nerveuse que nous sommes capables d’encaisser. 

Par la suite, le langage a évolué. Aujourd’hui, parler de « stress » revient à mettre l’accent sur les agressions que nous subissons au contact de notre environnement (bruit, pollution…), de nos proches (contrariétés, conflits, séparations, deuils…) et de la société tout entière (pression du temps, accidents de vie, perte d’emploi, difficultés professionnelles…). Pour ne citer que quelques exemples.

2 – Pourquoi sommes-nous tous stressés ?

L’un des nombreux ouvrages consacré au stress est intitulé : « Le stress, c’est la vie ! ». La formule est exacte. Le stress, c’est l’ensemble des stimulations que nous recevons de notre environnement. 

Sans la nécessité de manger et la peur des grands animaux sauvages, nos lointains ancêtres n’auraient jamais mobilisé leur intelligence pour inventer les premiers outils et mettre au point les techniques de chasse.

De la même manière, c’est le froid en hiver et la chaleur en été qui les a poussés à imaginer les premiers abris qui évolueraient ensuite en véritables habitations.

On le voit : échapper complètement au stress relève du fantasme. Pire : une vie sans stress serait d’une apathie et d’un ennui sans bornes.

Ce n’est donc pas le stress en lui-même qui nous perturbe, mais son accumulation sur le temps (longues périodes de stress sournois) et/ou son intensité (choc émotionnel brutal, frayeur intense…). Et, dans la société d’aujourd’hui, les sources de stress sont innombrables et permanentes.

Toutes les périodes de la vie sont concernées. Certains enfants sont stressés par l’école, souvent sous la pression des parents qui, en toute bonne foi, les sur-stimulent afin de leur donner des armes pour l’avenir.

Les relations sociales dans le cadre de l’école sont parfois perturbantes. Les adolescents, qui traversent une période de vie fragilisante (ils passent du statut d’enfant à celui de jeune adulte), ne sont pas épargnés. 

3 – Y a-t-il vraiment un bon stress et un mauvais stress ?

Le stress peut donc avoir un effet stimulant, ou au contraire perturbant. C’est ce qui permet de parler de « bon » et de mauvais » stress. Pourtant, l’image renferme un piège. Ce n’est pas le stress en lui-même (l’ensemble des sollicitations) qui est bon ou mauvais, mais la manière dont nous y répondons.

Prenez l’exemple d’une entreprise au sein de laquelle règne une atmosphère de compétition implacable. Pour certains, cela décuplera leur motivation. Ils s’épanouiront dans un tel contexte et y développeront toutes leurs qualités. 

Pour d’autres, au contraire, cette compétition permanente sera démotivante, usante et rapidement délétère. Ils seront plus rapidement perturbés par le stress, au point de développer des troubles directement liés à la situation. 

On parle ainsi de « seuil de résistance au stress », une notion plus importante que celle de « bon ou mauvais » stress. Car c’est ce seuil de résistance que l’on peut modifier de manière à mieux résister au stress pour en limiter l’impact sur l’organisme.

4 – Quelles perturbations le stress produit-il dans le corps ?

Ces perturbations sont à la fois nerveuses et hormonales. On parle d’impact neuro-métabolique. Lorsque l’on est confronté à un stress brutal (on échappe de peu à un accident par exemple), l’émotion violente déclenche dans l’organisme toute une série de réactions d’adaptation.

En fait, notre organisme ne s’est jamais défait, au cours des millénaires de notre évolution, des mécanismes ancestraux qui permettaient aux hommes de la Préhistoire de se protéger contre les dangers auxquels ils étaient confrontés.

En deux mots : il s’agissait pour eux de lutter ou de fuir, d’affronter le mammouth qu’ils pourchassaient ou de détaler à toutes jambes pour lui échapper. Pour cela, se déclenche dans notre organisme toute une série de réactions biologiques : les battements cardiaques s’accélèrent pour nourrir davantage les cellules, le sang est dirigé en priorité vers le cerveau et les muscles afin d’agir de manière plus efficace… 

Ces réactions sont sous-tendues par une sollicitation exceptionnelle du système nerveux autonome (l’orthosympathique qui joue le rôle d’accélérateur et le sympathique qui joue le rôle de frein), et par une modification des sécrétions hormonales, notamment une production brutale d’adrénaline.

C’est ainsi depuis des millénaires. Seulement voilà : aujourd’hui, les stress que nous subissons sont devenus différents, plus sournois et latents. La lutte et la fuite ne sont plus les seules options.

Nous sommes souvent coincés dans des situations qui ne peuvent se résoudre de cette manière :

  • Comment fuir la pollution sonore lorsqu’on habite en ville ?
  • Comment lutter contre un employeur hyper-exigeant qui en demande toujours davantage ?
  • Comment résister à la pression de la vie familiale ?

On se retrouve alors dans ce que le Pr Henri Laborit appelait « inhibition de l’action ».

Lorsqu’on ne peut ni fuir, ni lutter, l’orage hormonal et l’hyper-sollicitation du système nerveux ne servent plus à rien. Et pourtant, ils sont bel et bien présents dans les rouages cachés de notre organisme. Pire : ils s’installent, entraînant à la longue des déséquilibres qui provoquent des troubles qui peuvent parfois d’avérer sérieux.

En plus, les pensées négatives provoquées par la situation se multiplient et tournent en boucle, les émotions nous submergent… Autant d’éléments qui contribuent à amplifier les effets du stress. A la longue, déprime et anxiété chroniques s’installent, ce qui n’arrange rien à l’affaire.

5 – Le stress provoque-t-il forcément de la fatigue ?

C’est l’un des premiers signes annonciateur d’un excès de stress qui risque de devenir néfaste. L’adaptation au stress pousse l’organisme à fonctionner en surrégime au niveau hormonal et nerveux. Progressivement, nos réserves s’épuisent, ce qui induit une fatigue insidieuse qui ne cède pas au repos. 

Et pour cause : il est de plus en plus difficile de se détendre car le fonctionnement mental et psycho-émotionnel s’affole. On a du mal à maîtriser ses pensées, on dort mal, la capacité de concentration diminue, on ne parvient plus à éprouver du plaisir dans les situations courantes du quotidien… 

C’est un cercle vicieux qui se met en place. Cette fatigue est à la fois physique et psychique, ce qui la rend difficile à éradiquer. 

6 – Pourquoi le stress perturbe-t-il le sommeil ?

Le sommeil, ce n’est pas un black-out du cerveau et du système nerveux. Au contraire : il se passe beaucoup de chose pendant que l’on dort. L’endormissement implique certaines hormones, dont la sérotonine qui a un effet naturellement apaisant et la mélatonine qui déclenche le sommeil. En plus, le déroulement du sommeil suit des phases qui doivent se dérouler de manière harmonieuse et régulière. 

Les effets du stress sur l’organisme contribuent à perturber ces sécrétions hormonales et à désorganiser les cycles du sommeil. On a du mal à s’endormir, on se réveille plusieurs fois par nuit et on peine à retrouver le sommeil, on se réveille tôt sans pouvoir se rendormir. 

Le sommeil devient capricieux, et surtout il n’est plus réparateur. On se réveille aussi fatigué qu’on s’était endormi. Il faut ensuite « tenir » toute la journée, et on le fait en puisant davantage dans ses réserves nerveuses. La nuit suivante est encore plus perturbée. C’est un autre cercle vicieux qu’il va s’agir de briser pour retrouver des nuits sereines, mais aussi des journées plus apaisées.

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7 – Le stress amplifie-t-il les douleurs ?

Ce terme désigne un ensemble de manifestations parfois mécaniques et ponctuelles (je me suis tordu la cheville et j’ai mal lorsque je pose le pied par terre), et souvent chroniques (douleurs liées à l’arthrose, mal au dos…). 

Les premières ne sont pas vraiment amplifiées par le stress. Mais les autres voient leur intensité augmenter dans les moments de grande tension. Or, ce sont les plus fréquentes et les plus perturbantes pour la vie quotidienne. 

Si les douleurs ponctuelles sont facilement apaisées par les médicaments antalgiques courants (paracétamol, ibuprofène…), les autres résistent. Sans compter que ces molécules chimiques ne peuvent être absorbées de manière régulière sans conséquences fâcheuses sur l’organisme, principalement le foie.

Une fois encore, cela s’explique par l’impact des processus d’adaptation sur le trajet de l’information douloureuse. Les cellules du système nerveux acheminent cette information jusqu’au cerveau, avec l’aide de certaines hormones à l’action antalgique, comme les endorphines.

Lorsque le stress est latent et durable, c’est tout ce système qui est altéré. Les mécanismes de régulation de la douleur perdent de leur efficacité et celle-ci s’exprime de manière plus intense et durable. 

8 – La digestion est-elle affectée par le stress ?

Tout le monde le sait aujourd’hui : nous avons dans le ventre un « deuxième cerveau ». C’est un ensemble de neurones, en tous points semblables à ceux qui constituent notre encéphale, qui tapissent le tube digestif et assurent le processus complexe de la digestion en dehors du contrôle cérébral.

Le stress, on s’en doute, modifie l’activité de ce « cerveau entérique ». C’est pour cette raison qu’un repas, par ailleurs tout à fait digeste, vous reste sur l’estomac lorsque vous être très contrarié.

Les perturbations hormonales jouent également un rôle, surtout sur l’appétit (certains n’ont pas faim lorsqu’ils sont stressés alors que d’autres ne peuvent s’arrêter de manger) et sur les mécanismes d’assimilation (notamment au niveau des sucres qui sont sous contrôle d’une hormone, l’insuline).

En plus, ce qui mal digéré est mal assimilé, ce qui explique en partie le fait que l’on puisse prendre du poids (ou parfois en perdre sans raison) dans les périodes de grande tension nerveuse (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier).

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9 – Comment se protéger contre le stress ?

Vous l’avez compris : il est essentiel d’apprendre à se protéger contre le stress. Bonne nouvelle : c’est possible ! Cela passe par un ensemble de petits gestes quotidiens qui, peu à peu, amélioreront vos capacités de résistance.

L’alimentation joue un rôle important car les cellules ont besoin d’être correctement pourvues en nutriments. Celles-ci ont souvent besoin du petit coup de pouce des compléments alimentaires qui optimisent les apports nutritionnels essentiels. Les plantes sont aussi d’une aide précieuse pour apaiser le système nerveux.

Le plus important restent les pratiques psycho-émotionnelles. La respiration est un antistress hors pair, autant face aux stress ponctuels (comme le trac que l’on éprouve avant un examen ou un entretien d’embauche) que dans les situations où le stress s’installe.

Enfin, les pratiques de relaxation et d’imagerie mentale aident à apaiser les flux de pensées perturbantes et les émotions violentes. Elles contribuent aussi à harmoniser globalement le fonctionnement nerveux et hormonal.

C’est ensemble que ces gestes naturels ont une efficacité maximale. Pas de panique : cela ne vous demandera pas beaucoup d’efforts !

10 – Quels compléments alimentaires pour résister au stress ?

Dans les périodes de stress, les cellules sur-consomment certains nutriments. Lorsqu’ils viennent à manquer, l’impact neuro-métabolique du stress s’amplifie. Deux micro-nutriments sont particulièrement importants : le magnésium et les Omega 3.

  • Le magnésium : diverses études ont montré que, dans les sociétés occidentales, nous manquons tous (ou presque) de magnésium. Or, ce minéral est indispensable à la circulation fluide des influx nerveux entre les cellules. Lorsqu’il n’est pas présent en quantité suffisante, tout le processus est perturbé.

    Le magnésium ne se stocke pas, ce qui ne permet pas de disposer de réserves. Il faut donc l’absorber de manière régulière et suffisante. On le trouve dans certains aliments (chocolat noir, noix, amandes, pain complet…), mais ce n’est pas toujours suffisant pour couvrir les besoins. 

    Il faut donc le prendre sous forme de compléments alimentaires. Mais toutes les formes de magnésium ne se valent pas, certaines étant plus facilement assimilables que d’autres. C’est pourquoi il faut privilégier certaines formes de magnésium, notamment les bis-glycinates et les glycérophosphates. A prendre en cures de trois semaines, de préférences pendant les repas.
  • Les Omega 3 : ce sont des composants des matières grasses, que notre alimentation moderne fournit en quantité trop faibles. Or, ils nous sont indispensables, surtout dans les moments de stress. Les Omega 3 ont de nombreuses fonctions, notamment au niveau des parois cellulaires qui en contiennent de grandes quantités. Ces acides gras permettent à nos membranes de se régénérer dans de bonnes conditions et surtout de rester perméables pour laisser passer les informations inter-cellulaires.

    On trouve des Omega 3 dans certaines huiles végétales (notamment l’huile de noix), les poissons gras, les fruits secs oléagineux. Un petit coup de pouce est pourtant nécessaire, notamment lorsqu’il s’agit de résister au stress. Une complémentation est alors la bienvenue.

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  • Les super-aliments : on nomme ainsi certains aliments dotés d’une densité nutritionnelle exceptionnelle, comme la spiruline ou la gelée royale. La première est une microalgue d’eau douce, la seconde est produite par les abeilles pour nourrir la reine de la ruche. Ces super-aliments constituent un complément utile dans les moments de stress.

11 – Les plantes sont-elles utiles contre le stress ?

La grande pharmacie de la nature regorge de plantes très utiles au quotidien. Certaines ont une action apaisante, anxiolytique ou hypnotique qui sont d’une aide précieuse lorsque le stress s’installe. En voici quelques-unes, parmi d’autres.

  • La valériane : elle aide à lutter contre l’anxiété chronique. Elle est très efficace sur le plan de l’apaisement nerveux, ce qui a un retentissement rapide sur le sommeil. Elle se prépare en décoction (un procédé plus long que la simple infusion) et n’est pas d’une saveur très agréable. Il vaut donc mieux la consommer en gélules de plantes sèches ou en extrait liquide. A prendre en cure d’une dizaine de jours lorsqu’on se sent très tendu et que l’on dort mal.
  • La marjolaine : elle est apaisante et légèrement hypnotique. En prime, elle améliore la digestion parfois perturbée par le stress. Préparez vos infusions (elle a une saveur agréable) avec 1 cuillerée à soupe de plante séchée pour un gros bol d’eau bouillante, à laisser infuser 5 minutes. Buvez un bol le soir après le dîner.
  • La camomille : c’est un grand classique de la pharmacopée naturelle occidentale. Elle a une action très douce (on peut même en donner aux enfants). Elle apaise la nervosité et améliore le sommeil. Comptez une cuillerée à soupe pour un bol d’eau bouillante à laisser infuser 5 minutes. Vous pouvez en boire tout au long de la journée sans risque de somnolence. 

12 – Les pratiques psycho-émotionnelles sont-elles efficaces contre le stress ?

Non seulement elles sont efficaces, mais elles constituent la base de votre édifice antistress naturel. C’est un ensemble d’outils quotidiens que vous pouvez intégrer à votre emploi du temps sans que cela vous prenne plus d’un quart d’heure par jour.

  • Les pratiques respiratoires : la respiration constitue un moyen exceptionnel d’agir sur l’équilibre du système nerveux. Nous pouvons à loisir accélérer notre souffle, le ralentir, le suspendre, le reprendre… Lorsque nous le ralentissons, un apaisement gagne rapidement le système nerveux dans son ensemble.

    Il existe de nombreuses techniques respiratoires. Toutes ont un point commun : il s’agit de ralentir le souffle et d’harmoniser son rythme. Par exemple, pendant 5 minutes matin et soir, vous concentrez votre attention sur votre souffle en comptant lentement jusqu’à 3 en inspirant et jusqu’à 6 en expirant. Effet apaisant garanti.
  • Les techniques de relaxation :  là aussi, le choix est vaste. Vous pouvez vous initier à une pratique codifiée (sophrologie, autohypnose, training autogène…). Vous pouvez aussi commencer par pratiquer des petites relaxations simples, associées à des images mentales. Par exemple, vous vous allongez, vous respirez calmement et profondément, puis vous fermez les yeux et vous imaginez une lumière douce qui envahit votre corps tout entier à l’inspiration. Lorsque vous expirez, elle quitte votre organisme en emportant avec elle toute la tension nerveuse que vous avez accumulée.

    Vous le voyez : le stress n’est pas forcément votre ennemi. A vous de pactiser avec lui en fonction de vos sensations internes, et surtout des stress que vous subissez !

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Trois questions au Dr Yann Rougier

Le Docteur Yann Rougier, Médecin Spécialiste

Le stress fait-il grossir ?

Dr Yann Rougier : Le stress, ou plutôt l’excès de stress mal géré, modifie les sécrétions hormonales (voir ci-dessus). Or, on sait que les mécanismes subtils qui régissent la stabilité du poids impliquent le système endocrinien dans son ensemble. Ce sont des hormones qui se chargent d’ordonner le stockage graisseux, mais aussi le déstockage. Ce sont des hormones qui régulent notre appétit et notre satiété. Ce sont encore des hormones qui ajustent notre équilibre hydrique, accélérant ou ralentissant l’élimination rénale.

S’ajoutent à cela les déséquilibres du système nerveux lui-même qui est, lui aussi, sollicité de manière exceptionnelle dans ces situations. Difficile de s’étonner que dans les périodes de stress intense ou prolongé, l’équilibre pondéral soit affecté de plusieurs manières : on a plus faim que d’habitude, on stocke davantage, on élimine moins… 

« Nous sommes tous inégaux devant le poids. A alimentation et activité physique égales, certains prendront du poids alors que d’autres resteront stables, voire en perdront. C’est ce mécanisme qui est amplifié par le stress. »

Nous sommes tous inégaux devant le poids. C’est une grande injustice. A alimentation et activité physique égales, certains prendront du poids alors que d’autres resteront stables, voire en perdront. C’est ce mécanisme qui est amplifié par le stress,

Dr Yann Rougier

Pourtant, en situation de stress, certains prennent du poids alors que d’autres en perdent. Pourquoi ?

Nous possédons tous un métabolisme particulier. Bien sûr, nous connaissons les principaux rouages métaboliques. Mais comme tous les processus complexes, ils sont fragiles. Lorsqu’ils sont affectés par le stress, les variations qu’ils entraînent dépendent de chaque cas particulier. Nous sommes tous inégaux devant le poids. C’est une grande injustice. A alimentation et activité physique égales, certains prendront du poids alors que d’autres resteront stables, voire en perdront. C’est ce mécanisme qui est amplifié par le stress, provoquant une prise de poids chez certains et une perte chez d’autres. Cependant, le nombre de personnes qui grossissent est beaucoup plus important que celui des sujets qui maigrissent. 

Comment se protéger de ces fluctuations pondérales ?

Les solutions sont les mêmes dans les deux cas. C’est en rééquilibrant les 5 facteurs du vivant que l’on peut se protéger contre l’impact du stress sur le poids. Je le rappelle : chacune de nos cellules se nourrit (elle absorbe les nutriments dont elle a besoin), respire (elle absorbe de l’oxygène et rejette du gaz carbonique), élimine ses déchets (elle les rejette dans le milieu liquide où elle baigne), pense (elle échange des informations avec les cellules environnantes), et ressent des émotions (elle est affectée par les messagers hormonaux de nos émotions). Il faut agir sur ces cinq facteurs en même temps pour espérer échapper aux fluctuations pondérales liées au stress.

L’alimentation joue un rôle, bien sûr. Plus que jamais, dans les périodes de grande tension nerveuse, il faut adopter une alimentation saine, fraîche et variée, en évitant les aliments ayant un index glycémique élevé (bonbons, sodas, sucreries, pâtisseries industrielles, céréales très raffinées…) et les produits très acidifiants (sucres et céréales raffinées, viande rouge, charcuterie…). Mais ce n’est pas l’essentiel. Il faut aussi soutenir les organes d’élimination avec des aliments draineurs (asperges, céleri, fenouil, radis noir, artichaut…) et des plantes (orthosiphon, reine-des-prés, piloselle). Et surtout, il faut apaiser le système nerveux qui est très étroitement lié au système hormonal. Les pratiques respiratoires sont essentielles, mais aussi les exercices de relaxation et d’imagerie mentale destinées à assagir les flux de pensées et à limiter l’impact métabolique des émotions.

C’est cet ensemble de petits gestes qui permettra d’apaiser les « orages intérieurs » provoqués par le stress. Mais ce n’est surtout pas dans les périodes de stress qu’il faut se contraindre à des restrictions drastiques. Les régimes sont stressants, et ce n’est pas le moment d’intensifier encore le stress. Des petits gestes quotidiens, simples et faciles à mettre en œuvre, aident à rééquilibrer les systèmes nerveux et hormonal sans provoquer de tension supplémentaires. Et cela, que l’on soit en situation de prise ou de perte de poids !

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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